La méga teuf beaujolais à Munich (samedi 19.11.2016)

Un peu de pub pour la soirée beaujolais nouveau qui a lieu chaque année, avec de la musique tout plein française (surtout grâce à DJ Christian « 100.000Watt » Berst qui a tous les CDs de nos soirées étudiantes quand on était jeune), et du beaujolais (parfois trop nouveau). C’est surtout une occasion de rencontrer pleins de français ce qui fait du bien de temps en temps.

Cette année, ça sera au Novotel, proche de la gare centrale de Munich, dans une salle énorme.

C’est 8.5€ l’entrée pour profiter de la musique, et pour ceux qui veulent aussi y manger il faudra payer un peu plus.

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Soyez sages !

 

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L’été pluvieux ensoleillé paradoxal de Munich

Selon une statistique scientifique qui analyse les jours de soleils et la quantité de pluie des jours d’été (juin, juillet, aout) depuis trente ans, en Allemagne, on apprend que :

  • Munich est la ville où il y a le plus de jours de soleil en été (ex aequo avec Freiburg). En même temps il s’agit d’un peu moins d’un jour sur trois, donc ne revez pas trop.
  • Munich est aussi, et de loin, la ville où il y a le plus de pluie en été (un peu plus d’un jour sur trois).
  • Ça veut dire qu’en moyenne un été à Munich c’est une semaine de beau temps, puis une semaine de gris puis une semaine de pluie, puis après la pluie le beau temps. Évidemment, comme la psychologie joue un rôle et que les jours de beau temps passent toujours plus vite, on a plutôt l’impression en fait d’avoir un jour de beau suivi par une semaine de vache qui pisse des hallebardes à Gravelote.

On voit que dans les villes du nord, il y a moins de soleil. Il y a aussi moins de pluie. Il fait donc plus souvent un temps de rien, grisounet, j’imagine. C’est pour ça que les gens du sud ne veulent pas aller au nord.

Les gens du nord ont surement un moyen de tourner les statistiques en leur faveur et d’être content quand même, mais je ne vais pas faire le travail à leur place. Non mais !

 

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Bierkäse – fromage de ou à la bière

En Allemagne on ne trouve pas forcément les fromages que l’on connait.

On trouve bien du camembert et du brie (parfois sans gout, parfois bien). On trouve du bleu et du reblochon, et des rouleaux de chèvre. Par contre il est beaucoup plus rare de voir par exemple tomme de savoie, de pyrénées, saint nectaire, etc. que l’on trouve assez facilement au supermarché français.

On trouve en revanche de nombreux fromages que l’on va appeler des fromages bizarres.

Des goudas rouges pimentés, des fromages dont la croute est garnie de pétales de fleurs, du fromage au pesto. Ils ne sont généralement pas de mon gout. Le fromage lui-même est souvent toujours le même, sans gout, et les épices ajoutées ne vont pas avec.

Pourtant je suis aventureux et j’essaie. Si c’est bon, c’est bon ; si c’est pas bon ça me fait un truc à raconter.

Le fromage bizarre du titre de l’article, photo non-appétissante ci-dessous (c’est aussi à cause de l’éclairage et pas uniquement à cause du fromage) s’appelle Bierkäse (fromage bière).

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Le Bierkäse comme ça en voyant le nom, on image que le lait a été mélangé avec de la bière pour donner un goût unique audacieux et peut-être-bon-je-sais-pas-faut-essayer.

On est un peu désenchanté déjà en lisant l’étiquette où on apprend que c’est juste la croûte qui a été délicatement imprégnée de bière. D’autre part la croûte ne se mange pas. Reste à savoir si le goût migre à travers la croûte.

Donc je l’achète et je rentre avec.

Je le déballe.

Ça sent « bizarre ». Ou plus exactement ça sent la soupe.

Je goute. Ça n’a pas du tout le goût de bière. Par contre ça a bien un gout. Un gout « bizarre » ou plus exactement un gout de soupe.

Et ben oui quand on lit le reste de l’étiquette, il y a des oignons et de la ciboulette dans le fromage.

Pourtant selon le producteur c’est super bon

Bier und Käse – perfekt kombiniert
Bière et fromage – combiné parfaitement
(ce que je me suis dit en l’achetant « combinaison cheloue, mais si ça se trouve c’est bon »)

Die Kombination von Rotkulturen und Bieraroma verleiht diesem aromatisch-würzigen Schnittkäse mit 50 % Fett i. Tr. ein sehr stimmiges Geschmacksaroma, das durch eine Gewürzmischung aus Natursalz, Schnittlauch und Zwiebeln unterstrichen wird.
La combinaison du frometon et de la bière donne à ce fromage un gout de ouf qui est souligné avec les épices qu’on avait sous la main, du sel du ciboulette et du oignon.

Sein »bieriges« Aroma erreicht der Käse, indem er am Ende der Reifezeit in Weizenbier eingelegt wird. Vollenden Sie dieses Geschmackserlebnis, indem Sie zum Käse ein Märzenbier oder ein helles Weißbier genießen
Le fromage obtient son arome « biérifiant » quand qu’il est fini et qu’on le trempe dans de la bière blanche qu’on ne peut plus boire après. Cet évènement gustatif extraordinaire pour vos papilles subtiles (je sais pas comment traduire « Geschmackserlebnis » mot que j’aime bien utiliser en allemand) devient plus encore meilleur si qu’on boit une bière avec (au moins comme ça on a le gout de bière qui manque dans le fromage).

 

Autrement il existe un fromage similaire, le Rotweinkäse, qui aussi a une croûte imbibée de vin rouge, mais qui ne se mange pas, et qui n’a pas non plus de gout de vin rouge dans le fromage.

Même si c’est trop de l’arnaque, le Rotweinkäse est meilleur car il est plus joli, avec une croute rouge au lieu d’un croûte moche, et puis il a un gout de fromage qui n’a pas de gout au lieu d’avoir un gout de soupe.

Voilà pour mes expériences d’intégration.

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Gla. Gla.

Nous sommes le 26 avril 2016,

il fait 0 degré(s ou pas?).

il neige depuis 2 jours.

Il fait nuit le jour. Et la nuit ? Il fait nuit aussi.

Mais en plus de faire nuit la nuit, la température descend en dessous du zéro et il a fallu rentrer les plantes sensibles.

On a aussi rallumé le chauffage (sans panneaux solaires, heureusement).

Certains nous promettent un réchauffement climatique.

Moi je dis « chiche ! Même pas cap’ ! ».

C’est pas les 1 ou 2 degrés de plus sur un siècle qui vont changer grand chose, mais ça sera déjà un bon début.

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Expressions timbrées

Dans ma collection de timbres rigolos j’ai fait l’acquisition de cette série de timbres français d’expressions à base d’animaux.

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Comme que c’est pas facile d’apprendre des expressions en langue étrangère – les Allemands me parlent soit en bavarois incompréhensible, soit en allemand pour débile avec vocabulaire simplifié – je m’enrichis moi-même mon vocabulaire non mais d’abord.

Un froid de canard

Un Entenkälte, ne se dit pas en Allemand. Normal, car ce n’est pas logique. Le canard n’a pas froid, je l’ai vu se baigner dans la rivière en plein décembre hivernal bavarois. Etymologiquement, il semblerait que ce n’est pas le canard qui a froid mais le chasseur qui attend le canard sans bouger. Lui se pèle le cul et se gèle les miches, mais on ne dit pas un froid de chasseur, ça ne serait pas viril.

En allemand on peur dire Eiseskälte – un froid de fer (bof) mais aussi Hundekälte (un froid de chien, se dit aussi en français non ?) et Saukälte (un froid de truie).

La truie – Sau – est très utile à la formation d’expressions, c’est un peu l’animal qui transforme du bien en pas bien. Par exemple,
Wetter (météo) – Sauwetter (un temps de cochonne)
Haufen (un petit tas ou une colline) – Sauhaufen (du bordel)
Stall (une étable) – Saustall (du bordel)
Kerl (un mec) – Saukerl (un connard)

Comme exception il y a Geil (génial) qui donne Saugeil (super trop génial cool) où je ne comprends pas vraiment l’influence du cochon dans l’extrémité de la génialitude. On se demandera aussi pourquoi « Sauber » veut dire propre et non pas sale 🙂

 

Rire comme une baleine

Lachen wie ein Wal ? Quelle idée saugrenue (encore Sau…).

En allemand j’ai trouvé « sich Tod lachen », mais c’est mourir de rire, ou dans le même genre « kaputtlachen » – rire tellement qu’on est kaputt. Que j’aime bien, car le mot kaputt est je trouve un mot qui est le modèle du mot allemand.

 

Avoir un appétit d’oiseau

Se dit aussi en allemand, ou presque, il y a l’expression « essen wie ein Spatz » (manger comme un moineau).

Qui a une mangeoire à oiseau le sait, un oiseau arrive, prend une graine de tournesol, et s’en va. Je me demande toujours calorifiquement si l’énergie contenue dans la graine couvre le coût du voyage. Rien à voir avec l’écureuil qui mange comme un ogre, il s’installe tranquillement dans la mangeoire pendant 10 minutes, et repart quand c’est vide. Du coup, avoir un appétit d’écureuil, même si ça sonne bien, ne veut rien dire.

 

Donner sa langue au chat

Ich gebe meine Zunge der Katz. Ça a quand même plus de style que de dire simplement « ich gebe das Raten auf » (j’abandonne la devinette), qui n’est même pas vraiment une expression mais juste une définition.

L’expression française est d’ailleurs bizarre. Les trois autres à la rigueur on peut se faire une image, mais la langue au chat je n’ai jamais vu le rapport, ça a surtout l’air dangereux. D’ailleurs je n’ai rien compris à son étymologie non plus ( voyez par là http://www.expressio.fr/expressions/donner-sa-langue-au-chat.php ).

Alerte prétérition : Je veux pas dénigrer en passant, mais l’anglais est quand même plus rigolo… 🙂

[si j’ai raté des traductions drôles, dites-moi en commentaire pour défendre la langue allemande, merci]

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Caramel-Krunch-Krapfen 2016

Je ne présente plus les Krapfen.

Mais cette année, c’est l’arnaque !

Les Krapfen n’apparaissent en boulangerie qu’à partir du 1er janvier, en remplaçant les Lebkuchen de Noel, et les Krapfen disparaissent la semaine du mardi gras, c’est-à-dire déjà maintenant ! Et qui remplace les Krapfen ? Rien ! La prochaine spécialité est le erdbeerrhabarberdatschi (prononcer « beurre à barbara atchoum »), pour lequel il faut que les fraisiers blütent et fraisent. Ce n’est pas demain la veille, c’était hier.

J’ai perdu du temps à chercher un bon Krapfen dans d’autres boulangeries, j’en ai regardé beaucoup, mais acheté très peu. Ceux qui brillent de sucre par dessus qui collent de partout, ou qui ont l’air tout rabougri déséchés, ne sont pas bons.

J’ai été alléché des babines par un Krapfen qui s’appelait Krapfen-crème-brulée, mais quelle déception suprême après l’avoir gouté ! C’était un bête Krapfendoof à la vanille, de qualité bofbof, avec un prix plus cher pour payer la petite pastille au chocolat par dessus qui disait « crème brulée ».

J’ai payé pour mon infidélité, car je n’ai pas eu le temps de faire mon Krapfen-marathon traditionnel chez Rischart. J’ai juste eu le temps d’y aller deux jours avant la fin.

Cette année, ils en ont encore un nouveau, chez Rischart, l’imprononçable Caramel-Krunch-Krapfen (ke-re-kr-kr-pf idéal en fait à prononcer pour se racler la gorge). Et il a des corn flakes par dessus !

Le voici qu’il est beau (en fait, à cause du flash, il a l’air un peu moins bien…) :

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Bon ? Ça va, mais il y en a des mieux je trouve. J’ai encore un Schoko-bananen-Krapfen qui me fait de l’oeil dans le frigo.

Pour les autres Krapfen testés les années passés, il y a le Schokobananenkrapfen, le Tiramisukrapfen et le Schwarzwalderkrapfen.

Un jour j’espère toucher des sous de Rischart pour la pub que je leur fais.

Un autre jour j’espère faire un Krapfen moi-même pour me rendre compte que c’est vachement meilleur.

Aujourd’hui je vais m’occuper du Krapfen du frigo.

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Galette des rois du 6 janvier

Alors que la France envie l’Allemagne (plus efficace plus blablabla) et que l’Allemagne envie la France (ah baguette, fromages et autres bonnes bouffes), il suffit de mélanger un peu les deux pour n’envier personne.

Il en est ainsi du 6 janvier. Alors qu’en Allemagne c’est férié, mais avec rien de prévu pour occuper les foules, pour la France c’est le jour de la galette, mais on ne donne pas aux Français le temps de la déguster.

Il suffit donc de se sortir un peu les doigts du … et de les laver, pour profiter du 6 janvier férié d’Allemagne et préparer sa galette soi-même. À part la pâte feuilletée, qui normalement se prépare pendant 3 jours, et que j’achète donc toute faite, le reste est super facile [une quidame me dit qu’il existe une recette de pate feuilletée en 30 minutes sur marmiton, mais ne m’a pas donné le lien. Est-ce celle-ci ?].

Le problème, en Allemagne, et en fait un peu partout, est de trouver une pâte feuilletée qui est bonne, c’est-à-dire faite à base de beurre, et non à base d’huile de palme, qui, en plus d’être responsable de la déforestation de l’Amazonie, n’est pas bon. Si toi qui me lis par hasard, tu es un des managers radin atrophié de la langue qui a décidé de remplacer le beurre par de l’huile de palme, pour économiser quelques centimes sur chaque paquet, alors je te propose aimablement d’abord de goûter ton produit, puis d’aller te pendre par les couilles (on te donnera le darwin award. Un manager ça aime les « awards »). Car est-ce que franchement c’est censé m’amuser de faire 4 supermarchés jusqu’à finalement trouver un truc normal au beurre normal comme c’est fait normalement ?

Donc le seul supermarché que je connaisse qui a ça au beurre, c’est mon supermarché bio du coin, au rayon surgelé. La marque c’est « moin » (c’est comme ça qu’on dit « guten Morgen » quand on n’est pas réveillé (non mais c’est vrai en plus)), et ils ont différentes sortes, dont la normale si on a de la chance. Sinon celle au blé complet. Le seul hic c’est que ce sont des petites feuilles carrés, et pas des grandes rondes, qu’on ne trouve nulle part apparemment. Ça fait donc des petites galettes individuelles. La prochaine fois il faudra qu’on importe directement de France.

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ça a l’air bon déjà

Pour la recette, on utilise le petit Larousse du pâtissier qui est un livre horrible car toutes les images sont super jolies si bien qu’on n’arrive d’abord pas à choisir quoi faire, et quand on a fini on n’arrive jamais à faire aussi beau.

Mais, de toute façon, contrairement aux livres de recettes allemands, dont les recettes sont testées trois fois de la main droite, trois fois de la main gauche, goûtées par des experts dans une pièce à 22° et 55% d’humidité, et que donc ces recettes allemandes réussissent toujours quand on met les quantités au gramme près, et bien les recettes françaises sont, comment dire, un peu moins exactes du tout. Sans même parler des expressions assez artistiques du genre « mettez au four pas très chaud, mais pendant assez longtemps » ou bien « mélanger jusqu’à ce que le mélange soit mou, mais pas trop, et presque collant », on voit déjà sur l’image qu’ils ne font eux-mêmes pas les recettes qu’ils disent, et on voit après avoir fait la première fois que les quantités sont souvent fausses.

Pour la galette par exemple, ils mettent 40g+40g+40g (beurre + amandes + sucre) pour 300g de pâte feuilletée, ce qui fait pas grand chose dans la galette au final. Après avoir fait cette quantité (pas assez), puis le double (trop), on fait quelque part au milieu (60g de chaque), pour le résultat parfait.

On met ensuite les annotations dans le livre. On se sent alors en faisant la cuisine comme Harry Potter avec son livre de potions magiques annoté (par Snape dans « half-blood prince »). Le livre raconte ce qu’il veut dans son coin, et dans notre version c’est rayé et remplacé par autre chose.

[Le reste de la recette est ainsi :
– pâte feuilletée en dessous
– étaler le mélange des 3x60g par dessus en laissant un bord
– étaler de l’oeuf sur le bord, l’oeuf sert de colle
– pâte feuilletée par dessus, coller les bords, plier bien que ça ne s’ouvre pas, sinon la galette vomi son contenu pendant la cuisson. Tous les ans depuis 2008 (pas cette année pour la première fois). Moins appétissant garantie.
– dessiner un quadrillage au couteau pour faire joli
– badigeonner d’oeuf pour que ça marronisse
– mettre au four, 200°, 30 minutes au moins.]

 

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Il en reste qu’une ? On avait faim!! Seulement après on a pensé à faire une photo.

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Faire des Spätzle, mode faignant

Les Spätzle, ça se mange et c’est bon.

« Spätzle » c’est un mot rigolo. Parce que c’est un mot du dialecte souabe, et le dialecte souabe est rigolo (contrairement au dialecte bavarois qui est moche. En bavarois on dirait « Spatzl » – je crois – et on voit bien que c’est moche et ça n’a rien à voir avec Spätzle qui est rigolo)

Spätzle ça veut dire petit moineau, c’est mignon, car soi-disant que dans l’assiette ça ressemble à un nid de moineaux. À mon avis ça ressemble plutôt aux cheveux de la Meduse, mais moi ils me demandent jamais mon avis avant de donner des noms.

Voyez plutôt, ça ressemble à ça :

Je sais, l’aspect esthétique… mais c’est bon. ©Wikipedia

C’est un mélange de farine, d’oeufs, et puis voilà. Un peu comme des pâtes italiennes, mais plus gros, qui rappellerait un peu les gnocchi, mais moins gros et sans pomme de terre. Bref, c’est des Spätzle et c’est une spécialité culinaire d’ici alors y en a pas ailleurs. Ceux qui sont venus chez moi d’ailleurs en ont eu même s’ils ne se souviennent pas. Ça se mange généralement en Käsespätzle, avec des oignons, du fromage rapé, et hop au four, ou alors en accompagnement d’une viande rouge avec beaucoup de sauce, car les Spätzle boivent la sauce et deviennent meilleurs.

Il y a plusieurs manières de faire les Spätzle.

Les deux extrêmes, c’est de les faire soi-même, ou de les acheter tout fait.

Les faire soi-même, qu’on va appeler la méthode reloue, ça n’a pas l’air trop compliqué en soi, le problème c’est qu’il faut le bon outillage. Soit on a une petite presse manuelle, comme pour râper du fromage, et là ça dure une éternité, soit on a une grosse presse de ouf, qui ressemble à une presse à viande hachée, mais on n’a pas forcément ça chez soi, et puis ça colle de partout, et puis après il faut nettoyer l’outillage.

Presse à Spätzle de ouf, ©Wikipedia

Sinon pour les grosses faignasses, ça s’achète en paquet emballé dans du pasbon plastique.

Dans l’eau bouillante et c’est prêt, mais moins bon que les Spätzle frais.

Heureusement il y a des solutions intermédiaires,

D’abord il existe un super outil pour faire des Spätzle sans avoir la grosse presse ou la petite presse, et en plus le nom de l’outil est génial, c’est le Spätzle-Shaker. Et ça ressemble aux bouteilles en plastique pour boire à vélo :

Il suffit de remplir dedans avec l’eau les oeufs et la farine selon le trait, puis on secoue pour mélanger (avant d’ouvrir les trous en haut…) que c’est pratique car sinon c’est un mélange assez collant, puis on ouvre les trous en haut, puis on presse pour que ça tombe dans l’eau bouillante. Et puis c’est prêt.

Comme je n’ai même pas ça, mais que quand même d’abord, ils ont inventé un tout nouveau truc nouveau pour avoir quand même des bons Spätzle, c’est Frizle qu’on a trouvé à Rewe. C’est au frais dans un emballage en carton, qui contient déjà le mélange, et il n’y a qu’à libérer les trous et presser au dessus de la casserole comme sur l’emballage.

Et ben comme ça c’était super bon comme des frais, et super rapide comme des pas frais 🙂 En plus les oeufs sont bios dedans, et moi j’aime le bio. Et en plus de plus y a rien à laver.

(On va dire que l’emballage est recyclable).

((Et puis on va dire que je me suis pas posé la question)).

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Paré pour Noël

Je suis prêt pour Noël, il peut venir 🙂

D’abord on a fait nos Plätzchen. Cette fois on a cuisiné toute la journée pour faire des quantités gastronomiques.

Voici les plus jolis spécimens, avec sous-titres :

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Le Vanillekipferl, en français « croissant de lune », c’est du sucre, du beurre et plein plein de vanille. Notre valeur sure, il part toujours en premier.
Le Schokokipferl c’est pareil mais il faut enlever délicatement la vanille pour mettre du chocolat à la place.
Le Florentiner c’est comme une bouillie de sucre, d’amande et de canneberge (cranberry?) qu’on met au four en espérant que ça s’agglomère en un truc de taille qu’on peut manger (ça a marché).
[ instant linguistique : Hé, vous saviez que les allemands ont un mot (deux mots…) pour dire « un truc de taille qu’on peut manger » ? Et bien c’est « mundgerechte Stück » une expression que j’aime bien utiliser quand j’en ai l’occasion (pas tellement souvent, mais plus souvent que papperlapap)! ]
Le Makronen (ici à l’Haselnuss noisette) c’est compliqué à faire car il faut aller à l’église toute l’année chaque semaine pour récupérer l’hostie. Surtout ne pas la manger, car on met par dessus une espèce de meringue à la noisette. C’est pas catholique mais c’est vachement meilleur.
Le Zimsterne qui est une pâte à base de sucre (et oui sucre partout) de noisette, et de jaune d’oeuf, puis on rajoute le blanc d’oeuf (mélangé avec du sucre !), par dessus pour faire une meringue, délicatement avec un pinceau, sur chaque morceau, un par un, alors que ça colle de partout, ahhhhhhhhhhhh, pour la peine je ne les prête pas ceux là. C’est que moi qui les mange !
Il serait encore plus joli si on avait trouvé un Ausstecher (un découpe-détachateur = un moule ?) à étoile de la bonne taille, au lieu de ne vendre que des moules à la con en forme de champignon, de père-noel, de chien, d’ange et de patatoïde bicéphale (Möbel Höffner grrr). Là on a triché avec la forme d’étoile filante, puis on a coupé la queue. Heureusement, les moches sont bons aussi.

 

Et puis pour la première fois, dans ma belle maison toute neuve, j’ai un sapin, qui est à moi, que j’ai choisi moi-même dans le magasin, avec amour, que j’ai mis moi-même dans ma voiture (à moi aussi la voiture) que j’ai conduit chez moi en prenant les virages doucement, que j’ai démailloté en faisant attention de pas lui faire mal, que j’ai planté violemment dans le porte sapin (en m’excusant et surtout en espérant que ça tienne), et puis en lui donnant de la bonne eau qu’elle est bonne (du robinet). Et puis on l’a mis dans le Erker (oriel, ou encorbellement en français, ça vous dit quelque chose ??) de la maison, qu’on a conçu spécialement pour qu’on y puisse mettre le sapin (et sinon un siège super relaxe le reste de l’année).

La déco par contre c’est pas moi. C’est pour ça que c’est beau. (le pschittpschitt qui traîne à côté du sapin, ben… c’est moi, oups)

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C’est un sapin Nordmann qui a l’intelligence de pousser droit et de ne pas trop perdre ses épines. Mais il ne sent pas trop grand chose.

J’aime mon sapin.

 

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The return of the Kip

Servus ihr Zipfel!

I bin zruck 🙂

Salut les biloutes, j’ai revenu.

 

Vous savez comment je peux caser le mot « Papperlapapp » ? Ça y est c’est fait 🙂

Papperlapapp ? Nouveau mot du jour !

Il semblerait que c’est l’équivalent de « taratata » ou « turlututu chapeau pointu ». Il faut que je l’essaie dans une conversation.

Pfiade.

 

P.S.: Ça marche ? J’ai tout kapouttifié pour déménager mon blog d’un serveur à un autre. Si que vous avez l’impression que rien n’a changé, alors alles in Ordnung. Sinon Kruzifix.

Encore quelques petites bricoles à rafistoler et j’essaie de bloguiner des blagounettes à nouveau. C’est petitplat qui m’a inspiré (moi, je l’ai rencontrée, en vrai !! Ne regardez pas les bijoux macarons, ça donne trop faim) : le monde est pourri, certes – surtout en ce moment – mais on peut au moins essayer un peu de spreader la happinèsse. Spreadons donc !

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