Dosenöffner, déformation professionnelle

Tout nouveau à Munich, j’ai dû équiper la cuisine rapidement. Ayant besoin d’un Dosenöffner (ouvre-boite), j’ai pris le moins cher que j’ai trouvé, et j’étais déjà pas content à la base car il avait l’air trop compliqué. Le voici :


La première fois, c’était un peu dur de comprendre comment ça marche. La deuxième fois, il a marché pas trop mal, et la troisième fois pas du tout. Je l’ai sali, laissé trempé dans l’eau, et en plus d’être nul, il a rouillé.

Je suis donc retourné à mon magasin favori (Tengelmann) pour approfondir la question. Je vois alors 5 modèles, qui ont l’air tous plus compliqués les uns que les autres. Réflexion : quitte à avoir un ouvre-boite nul qui ne marche pas, autant qu’il reste propre et ne rouille pas. En lisant un peu, il n’y en a qu’un où je vois qu’il est rostfrei (antirouille). C’est aussi le plus cher (8 euros !) et le plus gros, mais je le prends quand même. Voici (je crois que c’est le même):


En plus d’être rostfrei, il y a tout un tas d’infos impressionnantes écrites sur l’emballage :
– garantie 5 ans
– peut ouvrir les boites de conserves sans faire des bords pointus
– facile à utiliser
– grâce à un système breveté, ça ouvre les boites facilement et en toute sécurité (oui oui, ils ont déjà dit que c’était facile à la phrase d’avant)
– le couvercle se laisse facilement (encore !) enlever grâce au Deckelzange (je ne sais pas ce que c’est)
– le secret de l’invention : le bord coupant traverse exactement le bord du couvercle et arrondit en même temps le bord coupé.

Ouais bon, on comprend rien, et ils ont beau dire que c’est facile, il n’y a pas d’explication (comme quoi, même avec un doctorat, on n’est toujours pas capable de comprendre les trucs les plus cons)

C’est là où intervient la déformation professionnelle : brevet, je tilte, je cherche le numéro du brevet. Il n’est pas sur l’emballage, mais directement sur l’ouvre-boite (écrit en blanc sur blanc), et je suis gâté, il y a 4 numéros de brevets.

Google Patent est mon ami, voici le brevet.
Figure 1 et 2 : un joli dessin plus vrai que nature, recto et verso de l’engin
Figure 3 : instructions de démontage ?
Figures blabla
Figure 19a : voilà comment ça coupe la conserve, ça a l’air de couper l’extérieur. Je savais pas que les couvercles de conserves sont en fait repliés comme ça (et apparemment d’une épaisseur standard)
Figure 17 : une fois le couvercle découpé tout autour, pas question de le retirer à la main, il y a une mini pince cachée sur l’engin pour l’enlever.
Apparemment, je lis qu’il y a même une fonction cachée « […] the can opener also includes a bottle opener portion and a blade portion which can be used as a wedge to facilitate separation of a lid from a box », mais j’ai pas compris où c’est.

Voilà, reste que tout cela à l’air bien compliqué, mais j’ai hâte de l’essayer.

PS : moi, tout ce que je cherchais, c’est l’ouvre-boite le plus simple de l’univers, c’est-à-dire :

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2 réflexions au sujet de « Dosenöffner, déformation professionnelle »

  1. danger_publik

    Nous aussi on a cherché. On a abandonné!!!
    Le petit « papillon » ça aurait été trop évident. Ici c’est la technologie allemande! 🙂

  2. claire

    J’adore ton style et ta façon de décrire les choses! Je me marre, vraiment! 🙂

    J’ai aussi cherché le petit papillon il y a deux ans, quand je suis arrivée. J’en avais deux, mais ils ont fini par rouiller. Pleine d’espoir, j’en ai acheté un…dont je n’ai jamais pu me servir non plus!
    Du coup j’ai lutté pendant un an avec mes merdes rouillées qui ouvraient à peine les boîtes.
    Et puis j’ai découvert les ouvres boîtes de mon copain, qui ressemblent un peu au 2e. Je t’assure qu’on peut s’en servir! Il faut juste observer une première fois!
    Mais « danger publik » a raison: vive la technique ici!!

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