Reblochon

J’ai enfin pu trouver du reblochon à Munich (importé de France, évidemment). Il faut dire que c’est dur de trouver du « vrai » fromage ici.

En général, on trouve du gouda, de l’emmental, et deux fromages français : brie et camembert. Il y a un fromage local, qui a un nom de fromage kipu: « bavaria blu », mais je connais quelqu’un qui l’a essayé et m’a dit que c’est moins fort que le petit-Suisse (une autre chose inconnue en Allemagne)

Or, je me promenais par hasard à Karstadt (celui Hauptbahnhof), et j’ai pris mon courage à deux mains pour descendre à l’étage -1, qui pue le poisson (pour ne rien arranger, l’étage 0 est celui des parfums, ce qui fait un délicat mélange subtil dont Christian Dior serait jaloux).
Je me suis alors rendu compte que l’étage kipu est un magasin de delicatessen (nourriture de qualité, plus chère que les magasins normaux).
Il y a entre autres pleins de vins (français) au lieu de la bière, et pleins de fromage français, dont le fameux reblochon.

J’ai pu en faire une tartiflette dans l’idée de me fâcher avec les voisins (mais ça ne sentait pas aussi fort que dans mes souvenirs, je n’ai même pas atteint le couloir) et dans l’idée de me régaler.
J’ai aussi observé en direct une allemande pure souche mangeant mon plat savoyard délicat. Elle ne s’est pas évanouie et a même fini son assiette. Il reste donc de l’espoir pour ma colonisation de l’Allemagne avec mes senteurs d’occident.

En fait, les autres ingrédients sont vraiment courants ici: pomme de terre, oignon, lardon, crème fraiche. Alors c’est étonnant que ce plat soit inconnu ici.
Autres plats inconnus que j’ai importé : couscous et paella (les deux par William Saurin).

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Une réflexion au sujet de « Reblochon »

  1. claire

    Hello!
    Je me retrouve vraiment pas mal dans tes articles! 😀
    Le désespoir au rayon fromage (comment peut-on faire un fromage qui a encore moins de goût que le Saint Moret 0%???), et la grande lutte pour que mes amis en mangent.
    Une fois j’ai fait des galettes, notamment au fromage. Fourrées au fromage de chèvre ou au roquefort, je ne sais plus.
    Dans tous les cas, j’en ai servie une à une amie. Qui a mordu dans sa galette. Et qui, très dignement, a relevé le nez de son assiette pour dire EN VERSANT QUELQUES LARMES:
    « Il est très fort quand même!! »
    Bataille perdue: le fromage était tellement fort pour elle qu’elle en a pleuré…

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