Leberkäse

Leberkäse, ça veut dire littéralement fromage de foie, sauf que ça ne contient ni du fromage, ni du foie. En fait, on ne sait pas vraiment ce qu’il y a dedans, sauf que c’est une spécialité de Bavière, que ça se mange, et que c’est bon.

Apparemment, c’est un mélange de boeuf, de bacon et d’ognons, et est fabriqué en hachant les ingrédients finement, et en le cuisant comme du pain. Il parait que seul le Leberkäse bavarois ne contient pas de foie, ceux d’autres régions (Souabe, Autriche) en contiennent, ce qui explique la moitié du nom. L’origine de l’autre moitié du mot est disputée.

La première fois que j’en ai mangé, c’était juste froid (ou réchauffé, je sais plus) en sandwich. C’était pas mal, mais j’en ai ensuite eu du grillé dans un Biergarten, et c’était vachement mieux.

On peut le manger aussi grillé dans beaucoup beaucoup d’huile (j’ai dit que c’est bavarois ?) avec des oeufs sur le plat (cuits dans beaucoup de beurre), et éventuellement un peu d’ognon (grillés dans l’huile du leberkäse, pour être sûr de ne pas en perdre) et de la ciboulette (fraiche, je la cultive à l’intérieur). C’est ce que j’ai fait aujourd’hui (toujours grace à Dokteur Oetker)


Je trouve ça très bon ! Les œufs sont crevés, ce qui fait moins joli, mais j’aime mieux les manger comme ça… Ça serait sûrement encore mieux avec de la bière Augustiner, selon les bavarois, mais je n’ai que du johannisbeerschorle chez moi aujourd’hui.
Normalement, c’est un seul leberkäse par personne, car à 120g la bête, on n’a pas forcément faim pour deux. J’en mange deux quand même, car comme un bon allemand, je ne mange pas d’entrée ni de dessert (juste un yaourt).

Une autre recette plus connue consiste à ne pas mettre d’ognons, mais à mettre leberkäse et oeuf sur une tranche de pain. Alors ça s’appelle un Stammer Max. Normalement, le strammer max, c’est juste avec une tranche de jambon, mais ici c’est la bavière, alors on a le droit à la variante locale utilisant des produits régionaux !

Il paraitrait (d’après Wikipédia) que Max est le nom que les allemands donnent à leur pénis (comme dick en anglais), car ils pensaient que ça avait des vertues d’amélioration des performances sexuelles (on va dire ça comme ça, hein…). Si vous connaissez un allemand qui s’appelle Max, demandez lui ce qu’il en pense…

Pour les curieux : moi j’en ai mangé ce week-end (avant de savoir pour l’histoire de Max), mais ça ne m’a rien fait. Même mon accent allemand n’a pas évolué.

Pour ceux qui veulent en savoir plus, je viens de créer l’article Wikipédia sur le Leberkäse, en traduisant l’article anglais.

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4 réflexions au sujet de « Leberkäse »

  1. Aratta

    Oui enfin le Leberkäse il y a quand même plein de trucs dégueus dedans 😉
    A mon stage, on m’avait dit de ne aps trop chercher à savoir comment c’était fabriqué ni avec quoi, paraît que ça m’aurait dégoûté à vie (pas grave, je me serais vengée en leur faisant goûter un bon livarot en direct de la ferme).
    Sinon c’est cool d’avoir créé la page Wikipedia!

  2. Meringuette

    OUAIIIIII! Moi je suis pour féliciter le traducteur de l’article et son initiative!
    J’adore le Leberkäse, notamment parce que je n’ai aucune idée de ce qu’il y a dedans! C’est un peu comme la frica(n)delle de par chez nous! 🙂

  3. Little Cat

    Tiens ca me rappelle les fricadelles dans le Nord de la France (chez mi;-)) Et les Frikadelle de Düsseldorf, c’est un peu le même principe, c’est bon, mais on ne sais pas ce qu’il y a dedans. Le principal c’est que ce soit bon non?

  4. Kipmaster

    Hmm, les frikadelle, il y en a aussi à Munich, mais ça ne ressemble pas du tout à du leberkäse.

    J’avais l’impression que c’est plus proche de ce qu’on appelle « steak haché » en France (par opposition au hackfleisch en allemand, qui est vraiment haché, mais pas reconstitué en boulette comme le steak haché français). Me trompe-je ?

Les commentaires sont fermés.