Archives annuelles : 2009

Le poussin à deux oreilles (Zweiohrküken)

Aujourd’hui je suis allé voir le film « Zweiohrküken » de et avec Til Schweiger. Til Schweiger est connu comme étant le Brad Pitt allemand, sauf qu’en plus de Brad Pitt, il écrit des films. Toutes les filles qui parlent de lui mettent sa photo dans leur blog, donc je ne le ferais pas (car je suis un rebelle), allez donc voir chez Meringuette 😉

Moi j’ai découvert Til Schweiger dans ce film, que j’ai été voir surtout plutôt par curiosité, car on m’a dit que c’est un film pour les filles (qu’on appelle scientifiquement « comédie romantique »). En plus, c’est la suite d’un autre film, « Keinohrhasen » que je n’ai pas vu. C’est aussi la première fois que je paye une place de ciné pour voir un film en allemand sans sous-titre… il faut savoir vivre dangereusement.

Or dans les 10 premières minutes de ce film pour les filles, Nora Tschirner (brune aux yeux verts) nous raconte des cochoncetés et nous montre ses seins (enfin plutôt des faux en plastique). Alors je me suis dit: bon, finalement c’est pas que pour les filles.

Voici une photo pour la peine 😉

Nora Tschirner Sternenfanger
©Morton Lin, Flickr

Et puis en fait c’était plutôt bien. C’est le premier film allemand qui me fait rire, mais je ne sais pas si c’est parce que pour une fois j’ai presque tout compris (même si Til a une voix abominable (ma copine dit : « une voix de cochon qu’on a marché dessus »)) ou parce que en effet c’est drôle au sens français (ouais : il y a des blagues de cul et pas de blagues sur les voitures). Il y a certes quelques passages un peu kitschig, mais aussi pas mal de situations cocasses.

Alors courrez le voir quand il sortira en DVD (parce que 10€ la place de ciné, je trouve quand même que c’est exagéré).

PS : Til en drag-queen ça vaut vraiment le coup !!

Les conversations du midi

J’ai mené une étude approfondie sur les sujets de discussions pendant le repas, en comparant des français et des allemands.

D’abord, je tiens à préciser que je ne parle pas trop pendant les repas, et donc mon étude statistique en est d’autant plus fiable car je ne fausse pas les sujets en discussion.

En résumé, vu de loin les français et les allemands sont pareils, ils font des blagues et rigolent. Vu de près, ça n’a rien à voir : les français parlent de cul et les allemands de voitures.

Les blagues des français vues par un allemand

Les blagues de cul, tout le monde connait. Suivant le QI des personnes, ça peut être des blagues du zérozième degré au raz de la paquerette, ou des blagues du second degré ou plus, avec des jeux de mots, des contropéteries, etc. Les blagues du second degré (mes spécialités…) sont encore plus drôles dans un contexte international, car les allemands ne les comprennent pas. On se fait donc des clins d’oeils entre français pendant que l’allemand fait une tête hésitante si le jeu de mot est mal fait et rend le propos flou, ou une tête tout à fait normale si le jeu de mot est passé inaperçu, et est donc un succès.

Application pratique : je viens d’inventer le premier instrument de mesure de la qualité d’un jeu de mot, basé sur la réaction lisible dans le visage d’un allemand.

J’ai fait une expérience supplémentaire à ce sujet : que se passe-t-il si on explique la blague en détail ? Est-ce allemand-proofed? Et bien non ! Après 30 minutes d’explications laborieuses, on est récompensé par un rictus de commisération. Ça n’est pas juste un problème de langue, c’est aussi une différence de mentalité. Ce genre de blagues ne fait pas rire les allemands.

Les blagues des allemands vues par moi

Typiquement, une blague de voiture qui fait rire un allemand, ça ressemble à ça :
– j’ai un copain qui a une Volkswagen.
note : même si c’est lui qui a la Volkswagen il dira toujours « un copain ».
– hihi ohoh moi j’ai une BMW hihi.
note : même les allemands qui n’ont pas de BMW répondent qu’ils ont une BMW.
– haha hoho huhu ma voiture fait vroum vroum
note : en allemand, « vroum » se dit « Brumm ».
– hihi pov mec, la mienne fait Vrouuuuum Vrouuuuuum avec une majuscule et plus de « u » ahah.

Une autre blague allemande c’est de dire, quand on entend une voiture qui n’arrive pas à démarrer: « tiens, c’est une Renault ».

Bon c’est un résumé, mais les paramètres magiques pour faire une bonne blague de voitures en allemand sont les suivants :
1. tous ceux qui n’ont pas de BMW sont des pov types dignes de se faire rigoler au nez, surtout ici en Bavière.
2. plus la voiture va vite ou a de la puissance, plus c’est drôle (tant qu’on n’a pas d’accident).

Vous allez dire que j’exagère. Je le croyais aussi, et j’avais partagé ma théorie comme ça en passant l’autre jour. Or le même jour, un allemand, ignorant de toutes mes théories, a osé raconter à table l’histoire suivante :
– vous savez pas ce qui m’est arrivé l’autre jour ? J’ai rêvé que j’achetais une BMW (modèle série 6, si vous trouvez ça plus drôle). Une très belle voiture avec des sièges en cuir et des détails dont je me fiche complètement. Mais, le lendemain matin, c’est une Opel qu’on m’a livré, alors je me suis réveillé en sursaut car c’était un cauchemar !

Et tous les allemands ont tous rigolé, tous. Et moi je n’ai pas rigolé, mais j’ai eu ce sentiment de fierté personnelle qui se produit quand une de mes théories à la con est confirmée. Je me suis dit que pour sa peine, j’allais mettre son histoire sur mon blog.

Pourquoi n’y a-t-il pas de blagues de cul en allemand ?

Explication 1 : parce que ce ne sont pas des obsédés.

Explication 2 : parce que les jeux de mots ne fonctionnent pas en allemand. Les contrepèteries n’existent pas, et les blagues du genre « j’ai un cours de langue avec machine » ne se traduisent pas, car la langue rugueuse et la langue mouillée ne sont pas en allemand le même mot langue (le premier est Sprache et le deuxième est Zunge).

Explication 3 : en allemand, il y a certes plein trop beaucoup de dialectes, mais il n’y a pas vraiment d’argot comme chez nous, grâce auquel la moitié des mots du dictionnaire ont un deuxième sens, argotique, qui signifie « pénis ».

Explication 4 : pire que ça, il y a en allemand un état « Sachsen » (en français « Saxe »), avec lequel tout français ferait un jeu de mot plus ou moins vaseux. Mais un allemand ignore totalement le deuxième sens.

Un espoir ?

La seule blague allemande que je connaisse qui parle un peu de cul est très courte :
– les porsches c’est pour les mecs qui ont des petits zobs.

Enfin bon, à ce genre de blagues pas trop subtiles je me venge en utilisant à mon tour mon sourire de commisération.

Qui a raison ?

Selon Darwin, la reproduction passe avant tout, donc parler de cul c’est important, et parler de voiture, c’est nul.

Selon les statistiques de natalité des deux pays, mon analyse de Darwin est correcte.

Lachieren vos Komm

Chers lecteurs/-trices (comme ils écrivent en allemand),
chers fans (prononcer fèn en allemand, comme la musique qui se prononce jèzz, et en anglais quelque part entre les deux)
et particulièrement, chère je-ne-sais-qui que je fais rire à son bureau et qui a failli se faire capter par ses collègues (pour ça je m’excuse, moi j’ai un bureau individuel, nananère).

Il est maintenant possible pour n’importe qui, même des gens qui n’ont pas de compte Google de me dire en commentaire combien je suis merveilleux ou pas, vous plaindre que je me moque toujours des allemands ou toujours des français ou de tout le monde, me demander plus de conseils de drague ou des insultes en allemand (tiens c’est une idée pour plus tard ça, le genre de truc qu’on n’apprend pas à l’école), voire même des cours de bavarois.

Tout ça quoi !

Pfüa Gott!

Chez la bouchère : salut ma dinde !

Je vais parfois à Vinzenzmur acheter de la viande, et là où je vais, il y a une bouchère fort sympathique (notamment compréhensive quand on parle mal allemand et qu’on ne connait pas le nom des viandes).

Comme j’ai vu que l’article de mon blog le plus populaire est celui sur la drague en Allemagne (Hé oui, une recherche de « draguer allemagne » sur Google m’affiche en premier), il faut que j’assume et que je vous en dise plus.

Voici donc ce que je süss-ure à ma bouchère (discours véridique devant témoins oculaires et auditifs) :
Moi : « Hallo, Pute bitte! »
Hallo c’est bonjour, Pute, je vous laisse deviner, bitte tout le monde connait.
Elle : « Welche sosse: süss oder sauer? »
Moi : Süss !

je dois dire que ça m’a fait tout drole de dire ça comme ça… mais elle n’a pas réagi…

J’aurais pu rajouter aussi : « Ich mag Sie, sie sind immer salopp »
Ich mag Sie = je vous aime bien, sie sind immer = vous êtes toujours, salopp je vous laisse deviner.

Et j’ai eu ce que je voulais : un sandwich à la dinde avec une sauce douce et un sourire.

Avec ça, si vous n’arrivez pas à draguer !

Les traductions pour les nuls :
Pute, qui se prononce pouteu, c’est de la dinde
süss, c’est doux (comme une sauce douce) par opposition à sauer qui est aigre.
salopp ça veut dire décontracté. Et c’est vrai que ma bouchère est toujours décontractée.

The tiramisukrapfen is back

Vers février-mars de cette année, j’avais croisé plein de camions Rischart (pâtisserie/boulangerie) avec un gros énorme très appétissant Tiramisukrapfen dessiné dessus. J’avais alors couru illico presto dans les 3 Rischart que je connais à Munich, mais il était trop tard : les Krapfen ne sont vendus traditionnellement qu’en hiver, mais les camions n’avaient pas été repeints.

Ce week-end, par hasard, comme je cherchais un dessert à Rischart, je me suis dit que je prendrai un Tiramisukrapfen, tout en sachant qu’ils n’apparaissent qu’en décembre. Mais, oh miracle ! Ils en avaient ! Jugez plutôt :


Et bien, c’est aussi bon que ça en à l’air, mais là je saute des étapes pour les non-germanisés, donc commençons par le début.

Un Krapfen, c’est quoi ? C’est un peu comme un beignet, mais c’est pas un beignet. Par rapport à un beignet, je dirais que la pâte est moins sucrée et moins grasse (?). Par contre l’intérieur c’est du même genre : confiture de fruit ou crème pâtissière.

On trouve typiquement toute l’année des Marillekrapfen à l’abricot (du moins à Vienne, pas sûr à Munich), des Vanillekrapfen à la vanille ou même des Krapfen à rien du tout (juste du sucre). C’est le standard (comme un croissant en France). Par contre, quand on approche de décembre, on trouve tout un tas de variations. Par exemple, le TIRAMISUKRAPFEN!!!

Et il est parfait : pas trop dur mais un peu croquant quand même, avec une crème à l’intérieur où on sent bien le goût du café, du chocolat et de l’amaretto (parfaitement dosé).

Au secours, j’en veux un autre !

Blütenbrot

L’autre jour, le 16 octobre plus précisément, c’était le World bread day. C’est une journée où on est censé cuisiner soi-même son pain ou en acheter un et en parler. Or donc mais justement ce même jour je passais par la boulangerie Rischart, et il me fallait un pain.

Évidemment, je bloggue 5 jours en retard, mais je ne vais pas m’excuser. Je vois beaucoup de blog avec des « excusez-moi de n’avoir pas bloggué depuis 2 semaines ». Il ne faut pas s’excuser ! Car ce serait admettre qu’on est atteint de bloguitite aïgue, et il n’y a aucun traitement doux actuellement (seulement le traitement dur d’arrêter tout contact avec le net). Comme je suis déjà atteint de wikitite et que j’ai déjà eu, mais survécu à, la mmorpgitite, je fais attention à ma santé…

Pour en revenir au pain d’il y a 5 jours, nous avons donc pris un « trucaufondauhasardquiavaitl’airpasmal » (puisque les allemands peuvent agglomérer les mots, il n’y a pas de raison que je n’en fasse autant), c’est à dire dans ce cas précis un Blütenkruste.


Blütenkruste, c’est Blüten + Kruste (fastoche !).
– Kruste, c’est facile, c’est la croute du pain.
– Blüten c’est plus difficile car il n’y a pas de traduction exacte en français. Chers français qui pensent toujours que c’est la langue la plus incroyable et complète du monde pour s’exprimer, je leur dis « zut ! », l’allemand est bien plus complet (et complexe) et nuancé (l’anglais aussi d’ailleurs…). Ce qui fait que j’ai maintenant du mal à exprimer certaines nuances en français, car elles n’existent tout simplement pas.

Blüten, donc, c’est comme Blumen, mais ce n’est pas pareil. En français, les deux mots se disent « fleur ». En allemand, Blumen désigne la fleur avec la tige, par exemple la tulipe, la pâquerette, etc. dont on peut faire des bouquets. Blüten, c’est la fleur plus petite qui pousse par exemple sur les arbres fruitiers, et avec laquelle il n’est pas possible de faire un bouquet. En revanche, il est possible d’en faire un pain.

J’ai donc acheté un pain aux fleurs ! On voit les fleurs sur la croute du pain, qui est toute colorée. À l’intérieur du pain, il y a des noix de toutes sortes (pistache, noisette et d’autres non identifiées). Et c’est très boooooooooooon !!!!!

Où est passée l’automne ?

Il y a une semaine, c’était encore l’été. Je sortais dehors en chemisette car il faisait au moins 20 degrés.

Seulement voilà, depuis une semaine, on perd 3 degrés tous les jours, et la dernière fois que j’ai vérifié, 3*7 = 21.

Donc, très logiquement, ce matin :


Oui : DE LA NEIGE SUR MON BALCON !!! (et ça a continué à neiger encore un peu pendant la journée, c’est pas juste une couche de verglas).

La photo n’est pas bonne, mais on peut voir le merle, moins bête que les autres, qui attend que je remette de la nourriture dans l’abri à oiseaux.

On est mi-octobre, et il fait déjà 0 degrés.

D’un côté, ça fait peur pour l’hiver à venir, d’un autre côté, je n’aime pas trop quand le temps est entre 0 et 10 degrés, avec la pluie humide qui rentre dans les os. En dessous de 0, il y a la neige, c’est joli, et c’est plus sec.

Quelques expressions allemandes pour l’occasion :
– un « temps de chien » / un « temps de cochon » = das Hundewetter / das Sauwetter.
C’est à peu près pareil, sauf qu’en allemand c’est un temps de truie.

– un « froid de canard » ne se dit pas entekalt, mais knisterknackigkalt (=un froid croquant craquetant, ou quelque chose du genre) ou Eiseskälte (=un froid comme la glace)

– par contre un « froid de chien » se dit aussi Hundekälte mais on peut dire saukalt (froid de truie). Comme j’avais dit, ils ont beaucoup d’expressions avec le cochon en allemand.

Brève Oktoberfest et pub

Oktoberfest, la plus grande fête foraine de l’univers connu, a commencé à Munich depuis samedi (et je l’entends depuis mon balcon, à 1km de là).

Je n’ai pas d’idée de choses originales à écrire dessus, et pas de photos (même pas de Lederhosen à vous montrer), alors pour ceux qui ne connaissent pas (et les autres aussi), je vous invite à regarder au moins l’excellent site TheBigPicture, qui montre environ 2 fois par semaine des images de haute qualité sur un sujet d’actualité. Aujourd’hui, c’est Oktoberfest !

Red Bull de chewing gum ?

Je ne sais pas comment c’est en France, mais on voit à la télé allemande de temps en temps des pubs Red Bull. Les pubs ne sont pas forcément droles, mais noyées au milieu d’autres pubs, elles ne sont pas si mal. Par exemple :

Pub 1

Traduction : les rois mages apportent de l’or, de la myrrhe, de l’encens et aussi du Red Bull. La femme s’étonne : Red Bull ? Ein Stier? Ich habe aber schon einen Ochsen (Un taureau ? Mais j’ai déjà un boeuf !). Commentaire du narrateur : mais non qu’elle est bête, Red Bull, c’est l’energy drink qui donne des ailes.

Pub 2

Traduction : un couple d’indiens est séparé par un fossé. Mais s’ils avaient Red Bull, il n’y aurait pas de problème. (bon celle là est bof)

Pub 3

Rapunzel (joli nom pour une princesse), mein Semmel (Semmel, c’est un Brötchen, le petit pain qu’on mange au petit déjeuner ou en grillades… ici, c’est employé comme ma chérie). Le chevalier vient la délivrer. Elle lance ses cheveux, mais ils sont trop courts. Alors il faut qu’il revienne plus tard quand ils auront poussés. Heureusement, il a une Red Bull sur lui, pour qu’elle vole depuis la tour.

Pub 4

Pub un peu cochon. FKK c’est un abrégé d’un nom très long que je n’arrive pas à retenir et qui veut dire « terrain pour nudiste ». Donc on est sur une plage de nudiste. L’homme demande la permission de s’installer, et la femme le trouve plutôt canon. Pour en savoir plus, elle lui offre un Red Bull (energy drink, je le rappelle). On comprend avec l’image ce qu’il se passe. Elle dit finalement que l’homme tout gêné a de la chance car Red Bull donne aussi des ailes (donc il peut aller se planquer plus loin).

Moi

Alors après cette dernière pub, si je vous dit que j’ai essayé Red Bull, vous allez me regarder de travers… Ben pourtant j’ai essayé, parce que ce slogan « boisson qui donne des ailes » m’intriguait.

J’ai pris une petite bouteille de 250ml. Dessus est écrit, en traduction : « Energy drink, augmente la force, améliore les réactions et la concentration, augmente l’attention et la vigilance (dans le sens de « Wachheitsgrad », i.e. capacité à rester réveillé), améliore l’état de santé et stimule le métabolisme.

Si on descend encore, on lit pour 100 mL : 45kcal. Donc pour la petite cannette en entier, environ 110kcal, c’est énorme pour une boisson. Pas étonnant : il y a 25g de sucre dans la cannette. Il y a aussi de la caféine dedans. Donc si vous avez un coup de barre…

Au gout, ça rappelle le chewing gum qu’on avait quand on était petit, spécialement conçus pour faire des grosses bulles : le Mallabar (en allemand, il parait que l’équivalent est Hubba Bubba).

Donc en résumé le Red Bull : ça a un gout surprenant, c’est frais (si on le met au frigo…), sans alcool, mais beaucoup trop sucré (pour les grands et les petits), et ça ne donne pas d’ailes.

Se régaler en première classe…

J’ai pu faire l’expérience de la bouffe première classe dans un TGV (aller) et dans un ICE (retour) entre Paris et Munich.

Rappel : on a le droit à un repas gratuit inclus dans le prix du billet quand on voyage en première classe et qu’on traverse la frontière, sauf strassbourg-karlsruhe car c’est trop court pour manger. Pour ceux qui n’osent pas traverser la frontière, il faut payer le repas en plus.

  • Dans le TGV, il faut aller le chercher dans le bar-restaurant (« un choix de produits régionaux vous sera offert » qu’ils disent, est à traduire par « des sandwiches jambon-beurre seront sortis du congélateur »).
  • Dans le ICE, quand on est en première classe, on peut commander et on est servi sur place. Astuce : le mec du wagon derrière a commandé une currywurst. Après l’avoir mangé, il a dit que c’était trop froid, et il en a eu une deuxième gratuite. Si vous essayez, racontez-moi.

Mais moi, j’ai le droit au repas des traverseurs de frontières. Voici un comparatif TGV vs. ICE en images :

Aperçu

À gauche : aperçu du repas Tout&Bien (TGV), à droite repas de la Bahn (ICE).

L’entrée

Chez TGV, nous avons du melon, bon et bien frais, avec un jambon de pays un peu dur à découper, bon mais du coup difficile à avaler. Chez ICE, une salade pas mal, sauf les raisins qui n’ont rien à faire là, et ça manque un peu de sauce. Notez le « fabriqué par » : tous les plats ICE sont en fait français, mais d’une société concurrente de tout&bien (et non pas tout&bon, ce qui serait de la publicité mensongère).

Le plat principal

TGV : ho, un pti’ wrap ! Le premier et le meilleur wrap que j’ai mangé était un Kangoowrap dans un bar australien à Berlin (c’était aussi la première fois que je goutais de la viande de kangourou). Celui là n’a rien à voir : il est au poulet, avalable mais sans plus, fade et sans gout.

ICE : une omelette française (bonne), du riz cantonais (un peu sec mais bon), des super tomates séchées et un dixième de feuille de salade pour justifier le nom de « salade de riz omelette ».

Aucun des deux plats n’est chauffé… Température ambiante, c’est dommage (je rappelle qu’on est en première classe, il n’y a pas plus luxueux).

Le dessert

À gauche : le fondant au chocolat du TGV, très bon. À droite : le dessert non-existant de l’ICE… Si vous regardez l’image tout en haut, on voit ce qui est considéré comme un dessert : le mini-mars et le mini-fromage… dommage.

Les couverts

Dans l’ICE (à droite), la chose la plus dure à découper est l’omelette, mais on a le droit à des couverts en métal pour ça (et même du WMF en plus !). Dans le TGV, c’est tout le contraire : on a le droit à des couverts en plastiques (car les français sont des voleurs, même en première classe ??), et on est censé découper un jambon du pays avec… Moi je n’ai pas réussi, j’ai laissé le jambon dans l’assiette. Même piquer le melon était difficile avec la fourchette en plastique.

En plus, quand on compare les deux images, le repas de droite à l’air meilleur, juste à cause des couverts… c’est psychologique, mais ça marche.

Les boissons

Dans les deux, on a le droit à de l’eau bien sûr (cf. les images d’aperçus en haut) . Par contre, pour une raison qui m’échappe, il n’y a pas de verre dans le TGV, juste l’espèce de récipient pas pratique du tout qui en met la moitié à coté quand on boit (cf. l’image ci-dessous). Dans l’ICE, il y a un beau verre à pied (mais en plastique quand même).

Par contre dans le TGV on a aussi le droit à

Le pain

Les deux donnent du pain. Dans le TGV, le pain est chauffé, ce qui est meilleur que le kaisersemmel ICE à température ambiante. Par contre, TGV n’offre rien à manger avec, alors que ICE nous donne du bon fromage français et du beurre français aussi (alors pourquoi que les français ne nous donnent rien de français ?).

En y repensant, le pain chauffé, c’est bien quand on a du beurre à mettre dessus, et le beurre c’est bien quand on peut l’étaler sur un pain chauffé, ça fond mieux. Ça serait trop demander d’avoir les deux dans le même train ?

En conclusion, je ne suis quand même pas trop impressionné par la luxueuse nourriture de la première classe… ça reste toujours moins bon qu’un sandwich acheté à la gare. Mais je ne renis pas le confort général de la première classe : quand on reste assis 6 heures, c’est agréable d’avoir des sièges plus gros, de la place pour les bagages et moins de gens (donc par conséquent moins de gens chiant, et en général moins d’enfants, la 1ère classe étant surtout pour les vieux et les hommes d’affaires se croyant importants (moi on me reconnait, je suis le seul en jean et T-shirt)).