Archives mensuelles : janvier 2009

J’ai du cochon, et je m’en réjouis comme une escalope !

Ce sont les deux expressions que j’arrive maintenant à utiliser à peu près couramment, plus par plaisanterie qu’autre chose, mais quand même, quand on utilise quelques expressions, alors on est moins pris pour un étranger. (il parait aussi qu’il faut que j’arrête de mettre des nasales dans les mots en « an » comme Pfand, Mandel, Danke, ça fera moins franzouse)

En VO, les expressions se disent « Ich habe Schwein », und « ich freue mich wie ein Schnitzel ».

Ich freue mich wie ein Schnitzel, cela parait stupide, mais c’est vraiment utilisé. j’ai vu l’expression la première fois sur le blog d’Aratta (allez y faire un tour, il y a d’autres expressions typiques bien marrantes). Je l’ai aussi entendu l’autre jour à la radio dans ce contexte : « Heute, Barack Obama freut sich wie ein Schnitzel. » Apparemment, c’est beaucoup de bonheur de se réjouire comme une escalope. Car on est déjà tué et découpé, donc le pire est passé, il ne reste plus qu’à se faire bronzer tranquillement dans la poêle, la belle vie quoi.

Ich habe Schwein (j’ai du cochon), ça veut dire en fait « j’ai de la veine », si l’on en croit mon édition du Petit Nicolas annotée pour les allemands. L’expression est bête aussi en français, mais au moins on ne ramène pas tout à la nourriture
(bon, sauf si on traduit par « j’ai le cul bordé de nouilles… »).

L’origine de cette expression est contestée, comme à peu près toutes les expressions, mais selon Wikipedia (en allemand, que je traduis ci-dessous) :

L’expression date du Moyen-Âge. Dans les concours sportifs, tels que la fête du tir d’Augsburg, le perdant recevait, comme lot de consolation, un cochon. Celui qui reçoit le cochon obtient donc quelque chose qu’il n’a pas vraiment mérité. Selon une autre théorie, l’expression provient des jeux de carte. Vers le 16ème siècle, l’as était appellé « Sau » (truie). Celui qui tirait la carte de plus grande valeur (la truie donc) avait beaucoup de chance.

Il y a aussi tout plein d’autres expressions sur le cochon en allemand, à suivre…

Et moi dans tout ça ?

Ben moi, tout va bien !

J’ai 26 ans depuis hier et un CDI depuis quelques mois à Munich. Mon chef m’a demandé « how young did you become? », ça m’a fait penser à la retraite…

Il parait que l’âge de la retraite en Allemagne (ou du moins dans la boite où je bosse) est à 65-68 ans. Prenons plutôt 68, d’ici à ce que je finisse. Ça me fait donc encore 42 ans à bosser.

J’ai commencé à cotiser pour la retraite à 21 ans, en commençant la thèse (le 1er novembre 2004, un jour férier, héhé 😉 ). Ça me fera 47 ans de cotisations. C’est possible ou je me trompe ? Bon, de toute façon, mes points français ne comptent pas pour ma retraite allemande, alors ça ne fera (que) 44 en Allemagne.

J’avais cru comprendre que la règle (en France) était de cotiser 40 ans, et puis basta. Qu’en est-il de l’Allemagne ? Ben moi je m’en fiche, car on verra bien quand j’en serai là !

PS : En fait, je m’en fiche pas, mais j’en sais rien, alors je dis que je m’en fiche pour avoir l’air moins bête…

Camps Bay

J’ai vu par hasard qu’un nouveau restaurant vient d’ouvrir pas loin de chez moi.
Il s’agit d’un restaurant sud Africain.
http://www.campsbay-restaurant.de/
Intéressant, car je n’avais jamais gouté ce genre de cuisine avant.

Comme toujours, je regarde la carte pour voir s’il y a des spécialités avec des aliments ou des mélanges intéressants. En général, si ce qui est proposé dans le restaurant sont des plats que je sais cuisiner moi-même, alors je n’y vais pas (souvent meilleur chez moi, et moins cher). Comme je sais cuisiner de plus en plus de choses, j’ai un problème ;-), d’autant que j’ai pris récemment la « mauvaise » habitude de voler des idées de plats dans les restaurants. (on sort le bloc note, et on copie la carte…)

Ceci dit, l’aspect rien à laver et s’asseoir tranquillement en attendant le plat n’est pas négligeable non plus…

Pour en revenir donc à Camps bay, la carte est en effet intéressante, quoique courte (en gros, 4 entrées, 4 plats, 4 spécialités et 2 desserts).
Il y a notamment des plats à base de Kochbanana (des bananes à cuire, en français, d’après Wikipedia, c’est des bananes plantain) qui sont préparées comme des frites j’ai l’impression, cf. la dernière photo sur Wikipedia.

Tout ce que j’ai gouté là était très bien et inhabituel :
– un poisson avec mangue
– aubergines grillées avec tomate et fromage de chèvre
– scampis (crevettes) avec bananes grillées et sauce papaye
– un autre poisson avec sauce à l’avocat et riz vert (aucune idée ce qu’il y a dedans, des épinards ?)

Pas de boisson spéciale, mais en général, je prends du Johannisbeerschorle quand c’est proposé (en décrypté, jus de cassis mélangé avec de l’eau pétillante).

Je vais surement refaire quelques uns de ces plats chez moi…

Sinon, petit hic à la fin, monsieur le serveur m’apporte l’addition (46€ pour deux, c’est raisonnable) et prend mon billet de 50€ sans me rendre la monnaie, et sans que je lui parle de son Trinkgeld (pourboire) que je n’avais d’ailleurs pas encore décidé. En général, j’aime bien qu’on me rende la monnaie, puis éventuellement je laisse la monnaie sur la table, suivant le service, et si c’était bon, et si les prix me paraissent honnête (en général, je calcule entre 5% et 10% si je suis content).

ça m’intéresse de savoir ce que font les autres gens en Allemagne à propos des pourboires, car je n’ai pas vraiment de référence en la matière.

Je sais qu’à Paris, en général, je ne laissais rien, car le service est nul (déplorable, pourri, lamentable ?) et les prix déjà en général trop chers pour mon gout.
(exemple 1 : 6€ pour un chocolat dégueu aux champs élysées, jeté sur la table plutot que déposé).
(exemple 2 : 3,5€ pour un cappuccino à Vincennes, attendu 15 minutes avant de passer la commande, 15 minutes avant que le cappuccino n’arrive, même pas bon, et j’ai dû réclamer le sucre).
On m’a dit également qu’il y a déjà, en France, un bon pourcentage du prix qui est pour le service. Je ne sais pas pour l’Allemagne.

Chers expats qui me lisent, laissez-vous des pourboires ? Si oui, combien, en fonction de quoi, etc. ?

Schimmelpilz

Oui, Schimmelpilz (ou simplement schimmel) est un mot allemand et non, il ne s’agit pas d’une spécialité culinaire allemande. En fait, on peut même en trouver en France.

Schimmel c’est ça :

Je dis Schimmel, car si je dis pourriture / moisissure, ça va vous dégouter.
(et Pilz, ça veut dire champignon)
Schimmel c’est un mot mignon qui ne fait pas peur.
Sauf qu’il parait que c’est pas bon d’avoir ça, car après les spores se promènent dans l’air, et dansent la valse, et peuvent alors malencontreusement rentrer dans une narine qui passait par là, et causer diverses allergies. (une liste ici, mais j’ai l’impression qu’ils ont écrit toutes les maladies du monde là)

ça pousse dans le silicone des fenêtres (ou des joints en général), souvent dans les lieux humides, donc dans les salles de bains.
Mais mon Schimmel à moi, il est capricieux, il pousse sur toutes les fenêtres, sauf dans la salle de bain.
En fait, je ne comprends pas bien pourquoi, mais j’ai toujours de l’eau le matin en bas de mes
fenêtres en hiver. Pas juste de la buée, mais vraiment des mini flaques. Surtout quand je fais sécher mon linge, mais là je sais pourquoi. J’aère pourtant au moins 5 minutes le soir (et le matin quand je peux), mais ça ne change pas grand chose.

Et donc, je fais une culture de Schimmel malgré moi.

Bref, alles muss raus.

Facile à dire ( alesse mousse rat hausse ), mais pas facile à faire quand on ne sait pas comment.
Je me dis : je prends un tissu, je frotte (avec monsieur super propre) et ça s’en va.
Je l’ai dit au Schimmel aussi, mais il a pas voulu écouter, et il est resté.

Je consulte donc internet, où, parmis tout un tas de gens qui parlent sans savoir, je trouve trois solutions :
1. enlever le joint et le refaire (ok, si 2. ou 3. marchent pas, d’ailleurs, il y a une offre spéciale chez Lidl la semaine prochaine)
2. mettre de l’eau de Javel (j’en ai car je suis français. Il parait que les allemands ne considèrent pas vraiment ce produit comme indispensable)
3. mettre un produit spécial anti schimmel.

Je commence par 2 : je mets un peu d’eau de Javel sur un tissu, je frotte, et rien.
J’abandonne, et cours immédiatement sans plus tarder acheter le 3. (deux jours plus tard).

Je trouve une bouteille de produit spécial, et je regarde un peu l’étiquette pour savoir ce qu’est ce produit miraculix.

Ingrédient principal : hypochlorite de sodium.

Les gens qui comme moi ne pourraient plus vivre sans Wikipédia savent tous qu’il s’agit simplement d’eau de Javel.

Je reviens donc chez moi, les mains vides, mais la tête pleine de cogitations, et persiste avec l’eau de Javel. Je fais tremper toute la nuit avec du sopalin comme ça :

J’aère un peu parce que ça pue, et ça me fait mal à la tête (alors que les Schimmel me font rien, hein, je précise…), mais quand il fait -10 dehors, forcément, on n’aère pas trop longtemps non plus.

Et le lendemain, j’enlève les essuie-tout, et je vois ça :

Et sans frotter !

Bref, voilà une solution qui marche et en image.
En espérant que ça aide d’autres…