Canoë sur l’Amper

D’abord je commence par la blague très drôle : j’ai navigué avec un collègue sur l’Amper et le courant est bien passé entre nous. Ahah !

Maintenant la blague pas drôle (pour moi) mais qui font rire plus les autres que mon excellentissime blague ci-dessus : j’ai fait du canoë pour la première fois avec un collègue aussi pour sa première fois, et le courant n’est pas passé du tout, ou alors pas dans le bon sens, car on est tombé à l’eau.

La question qu’on me pose alors : tout habillé ?

La réponse : oui tout habillé avec les chaussures même, car j’ai pas eu le reflèxe de mettre mon maillot de bain quand le bateau s’est retourné.

Heureusement on a des photos de mon glorieux exploit :

moi, je suis le truc en rouge accroché derrière le bateau.
J’essaie pas de faire tomber les potes, hein, j’attends juste
qu’on me ramène sur la terre ferme.
N.B.: on ne voit pas, mais j’ai toujours la rame à la main…

Ça c’est mon bateau de champion.
« Challenge » qu’il s’appelait…
Forcément, avec toute cette eau dedans,
ça flotte moins bien

Évidemment, c’est pas ma faute, c’est la faute du bateau, car il s’est retourné encore une fois plus loin, alors que j’avais changé de bateau (la preuve, hein ?).

Voilà comment ça s’est passé :

7h55 : rendez-vous à la gare. C’est très tôt. Officiellement, on commence le travail à 8h, et donc en bon français j’arrive vers 8h30 (mais je pars plus tard aussi) alors 7h55 pour moi c’est du suicide. Bon mais je fais un effort et j’arrive 15 minutes en avance alors que les allemands, eux, arrivent magiquement tous en même temps à 7h54. Vous avez déjà remarqué ça aussi cette ponctualité ponctuelle pile poil à l’heure des allemands un peu agaçante, qu’il pleuve, qu’il neige ou qu’il grève (des trains) ??

9h00 : après être allé jusqu’à je sais plus où, enfin un nom de ville allemand à rallonge que je pourrais utilisé comme insulte dans les banlieues françaises, on met nos déguisements de clowns, c’est-à-dire une life-vest, qui m’a sauvé la life justement (enfin j’ai pas essayé sans, mais c’est vrai que ça aide à remonter à la surface).

9h30 : après les explications en allemand bavarois, que j’ai évidemment entravé que dalle, on commence par naviguer à contre courant pour aller à la rencontre du fleuve, avec un vent à écorner les kips. Heureusement, le vent à eu peur de ma rame, ou il m’a vu ramer (dans les deux sens du terme) et s’est calmer un peu pour m’aider.

9h35 : je donne les heures au pifs, ma montre n’étant pas étanche je l’avais enlevé

9h40 : on atteint la rivière, après trois fois rien de manœuvres que j’avais toujours pas compris ce que je devais faire pour que ce *@$#! de bateau avance droit, il y a un joli très beau et tout mignon tourbillon sur la rivière. La bateau a accéléré, j’ai perdu les pédales, le bateau s’est mis de pied, et s’est retourné.

Première découverte : un canoë, c’est mal construit, c’est plus stable à l’envers qu’à l’endroit. Deuxième découverte : l’eau ça mouille, même si on a des chaussures, et même si on a un k-way.

Quand le bateau se retourne, on ne réalise rien. On est dessus, et tout à coup on est sous l’eau en train de remonter, et le bateau est au-dessus. Alors il faut se décaler légèrement sur le côté, et on est sauvé. Après, tout le monde rigole, sauf celui qui est tout mouillé. Donc la prochaine fois, je reste planqué sous le bateau : théoriquement, il y a une poche d’air en dessous où on peut respirer.

9h45-17h00 : après, l’eau était calme, sauf un rapide à un endroit que j’ai pas osé tenter.

À part ça, les moustiques et les taons sont agressifs et ne se sont pas désinfectés la trompe avant de piquer. J’avais une cinquantaine de piqures (bras jambes et visages), bien enflées avec une couleur comme un hématome. Très beau.

Mais, il ne faut pas croire lire entre mes lignes, car je me suis quand même bien amusé, l’eau était très bonne et je suis content d’en avoir profité et le bier garten de conclusion était très bon. Il faisait des maximegariesenriesigen Windbeutel de 10cm cube (10cm de large et de haut) !! Et en plus ils sont bons que ça déchire sa race chanmé.

À part ça :
1. Pour les incultes, l’Amper est un fleuve qui va de l’Ammersee jusqu’à l’Isar. Pour les très incultes qui ne savent pas ce que c’est l’Isar, pff… c’est comme la Seine, mais en moins cradégueu et à Munich.
2. Pour les incultes qui veulent en savoir plus, j’ai écrit l’article Wikipédia sur l’Amper. Comme j’ai fait trempette dedans et que je suis tellement important, le fleuve mérite son heure de gloire (c’est ça que je me suis dit). C’est traduit de l’article Wikipédia en allemand, alors il peut y avoir des erreurs de traduction, des erreurs de français (feel free to correct it yourself dankeschön). J’ai aussi omis le chapitre sur Natur- und Umweltschutz, que j’ai trouvé pas très important. Si vous le trouvez trop top génial, ben vous pouvez traduire vous-même aussi d’abord na!

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Une réflexion au sujet de « Canoë sur l’Amper »

  1. Meringuette

    Comme d’habitude j’ai bien rigolé! 🙂
    Merci pour ce bon moment!
    Et bon courage pour faire passer les piqûres et autres infections…

Les commentaires sont fermés.