Archives mensuelles : septembre 2009

Brève Oktoberfest et pub

Oktoberfest, la plus grande fête foraine de l’univers connu, a commencé à Munich depuis samedi (et je l’entends depuis mon balcon, à 1km de là).

Je n’ai pas d’idée de choses originales à écrire dessus, et pas de photos (même pas de Lederhosen à vous montrer), alors pour ceux qui ne connaissent pas (et les autres aussi), je vous invite à regarder au moins l’excellent site TheBigPicture, qui montre environ 2 fois par semaine des images de haute qualité sur un sujet d’actualité. Aujourd’hui, c’est Oktoberfest !

Red Bull de chewing gum ?

Je ne sais pas comment c’est en France, mais on voit à la télé allemande de temps en temps des pubs Red Bull. Les pubs ne sont pas forcément droles, mais noyées au milieu d’autres pubs, elles ne sont pas si mal. Par exemple :

Pub 1

Traduction : les rois mages apportent de l’or, de la myrrhe, de l’encens et aussi du Red Bull. La femme s’étonne : Red Bull ? Ein Stier? Ich habe aber schon einen Ochsen (Un taureau ? Mais j’ai déjà un boeuf !). Commentaire du narrateur : mais non qu’elle est bête, Red Bull, c’est l’energy drink qui donne des ailes.

Pub 2

Traduction : un couple d’indiens est séparé par un fossé. Mais s’ils avaient Red Bull, il n’y aurait pas de problème. (bon celle là est bof)

Pub 3

Rapunzel (joli nom pour une princesse), mein Semmel (Semmel, c’est un Brötchen, le petit pain qu’on mange au petit déjeuner ou en grillades… ici, c’est employé comme ma chérie). Le chevalier vient la délivrer. Elle lance ses cheveux, mais ils sont trop courts. Alors il faut qu’il revienne plus tard quand ils auront poussés. Heureusement, il a une Red Bull sur lui, pour qu’elle vole depuis la tour.

Pub 4

Pub un peu cochon. FKK c’est un abrégé d’un nom très long que je n’arrive pas à retenir et qui veut dire « terrain pour nudiste ». Donc on est sur une plage de nudiste. L’homme demande la permission de s’installer, et la femme le trouve plutôt canon. Pour en savoir plus, elle lui offre un Red Bull (energy drink, je le rappelle). On comprend avec l’image ce qu’il se passe. Elle dit finalement que l’homme tout gêné a de la chance car Red Bull donne aussi des ailes (donc il peut aller se planquer plus loin).

Moi

Alors après cette dernière pub, si je vous dit que j’ai essayé Red Bull, vous allez me regarder de travers… Ben pourtant j’ai essayé, parce que ce slogan « boisson qui donne des ailes » m’intriguait.

J’ai pris une petite bouteille de 250ml. Dessus est écrit, en traduction : « Energy drink, augmente la force, améliore les réactions et la concentration, augmente l’attention et la vigilance (dans le sens de « Wachheitsgrad », i.e. capacité à rester réveillé), améliore l’état de santé et stimule le métabolisme.

Si on descend encore, on lit pour 100 mL : 45kcal. Donc pour la petite cannette en entier, environ 110kcal, c’est énorme pour une boisson. Pas étonnant : il y a 25g de sucre dans la cannette. Il y a aussi de la caféine dedans. Donc si vous avez un coup de barre…

Au gout, ça rappelle le chewing gum qu’on avait quand on était petit, spécialement conçus pour faire des grosses bulles : le Mallabar (en allemand, il parait que l’équivalent est Hubba Bubba).

Donc en résumé le Red Bull : ça a un gout surprenant, c’est frais (si on le met au frigo…), sans alcool, mais beaucoup trop sucré (pour les grands et les petits), et ça ne donne pas d’ailes.

Se régaler en première classe…

J’ai pu faire l’expérience de la bouffe première classe dans un TGV (aller) et dans un ICE (retour) entre Paris et Munich.

Rappel : on a le droit à un repas gratuit inclus dans le prix du billet quand on voyage en première classe et qu’on traverse la frontière, sauf strassbourg-karlsruhe car c’est trop court pour manger. Pour ceux qui n’osent pas traverser la frontière, il faut payer le repas en plus.

  • Dans le TGV, il faut aller le chercher dans le bar-restaurant (« un choix de produits régionaux vous sera offert » qu’ils disent, est à traduire par « des sandwiches jambon-beurre seront sortis du congélateur »).
  • Dans le ICE, quand on est en première classe, on peut commander et on est servi sur place. Astuce : le mec du wagon derrière a commandé une currywurst. Après l’avoir mangé, il a dit que c’était trop froid, et il en a eu une deuxième gratuite. Si vous essayez, racontez-moi.

Mais moi, j’ai le droit au repas des traverseurs de frontières. Voici un comparatif TGV vs. ICE en images :

Aperçu

À gauche : aperçu du repas Tout&Bien (TGV), à droite repas de la Bahn (ICE).

L’entrée

Chez TGV, nous avons du melon, bon et bien frais, avec un jambon de pays un peu dur à découper, bon mais du coup difficile à avaler. Chez ICE, une salade pas mal, sauf les raisins qui n’ont rien à faire là, et ça manque un peu de sauce. Notez le « fabriqué par » : tous les plats ICE sont en fait français, mais d’une société concurrente de tout&bien (et non pas tout&bon, ce qui serait de la publicité mensongère).

Le plat principal

TGV : ho, un pti’ wrap ! Le premier et le meilleur wrap que j’ai mangé était un Kangoowrap dans un bar australien à Berlin (c’était aussi la première fois que je goutais de la viande de kangourou). Celui là n’a rien à voir : il est au poulet, avalable mais sans plus, fade et sans gout.

ICE : une omelette française (bonne), du riz cantonais (un peu sec mais bon), des super tomates séchées et un dixième de feuille de salade pour justifier le nom de « salade de riz omelette ».

Aucun des deux plats n’est chauffé… Température ambiante, c’est dommage (je rappelle qu’on est en première classe, il n’y a pas plus luxueux).

Le dessert

À gauche : le fondant au chocolat du TGV, très bon. À droite : le dessert non-existant de l’ICE… Si vous regardez l’image tout en haut, on voit ce qui est considéré comme un dessert : le mini-mars et le mini-fromage… dommage.

Les couverts

Dans l’ICE (à droite), la chose la plus dure à découper est l’omelette, mais on a le droit à des couverts en métal pour ça (et même du WMF en plus !). Dans le TGV, c’est tout le contraire : on a le droit à des couverts en plastiques (car les français sont des voleurs, même en première classe ??), et on est censé découper un jambon du pays avec… Moi je n’ai pas réussi, j’ai laissé le jambon dans l’assiette. Même piquer le melon était difficile avec la fourchette en plastique.

En plus, quand on compare les deux images, le repas de droite à l’air meilleur, juste à cause des couverts… c’est psychologique, mais ça marche.

Les boissons

Dans les deux, on a le droit à de l’eau bien sûr (cf. les images d’aperçus en haut) . Par contre, pour une raison qui m’échappe, il n’y a pas de verre dans le TGV, juste l’espèce de récipient pas pratique du tout qui en met la moitié à coté quand on boit (cf. l’image ci-dessous). Dans l’ICE, il y a un beau verre à pied (mais en plastique quand même).

Par contre dans le TGV on a aussi le droit à

Le pain

Les deux donnent du pain. Dans le TGV, le pain est chauffé, ce qui est meilleur que le kaisersemmel ICE à température ambiante. Par contre, TGV n’offre rien à manger avec, alors que ICE nous donne du bon fromage français et du beurre français aussi (alors pourquoi que les français ne nous donnent rien de français ?).

En y repensant, le pain chauffé, c’est bien quand on a du beurre à mettre dessus, et le beurre c’est bien quand on peut l’étaler sur un pain chauffé, ça fond mieux. Ça serait trop demander d’avoir les deux dans le même train ?

En conclusion, je ne suis quand même pas trop impressionné par la luxueuse nourriture de la première classe… ça reste toujours moins bon qu’un sandwich acheté à la gare. Mais je ne renis pas le confort général de la première classe : quand on reste assis 6 heures, c’est agréable d’avoir des sièges plus gros, de la place pour les bagages et moins de gens (donc par conséquent moins de gens chiant, et en général moins d’enfants, la 1ère classe étant surtout pour les vieux et les hommes d’affaires se croyant importants (moi on me reconnait, je suis le seul en jean et T-shirt)).