Zedernbrot et Walnussmakronen

Noël n’a qu’à bien se tenir (Weihnacht hat nur sich gut zu halten??), nous on est prêt.

Comme tous les ans, on amène nos boites en fer pleines de Plätzchen

Les Plätzchen ! C’est un mot plutôt imprononçable. Moi je triche, je prononce « plätschen » sans le ‘z’ et avec un ‘ch’ bien français. Sinon il faut s’y reprendre à deux fois, d’abord on dit ‘plätz’, puis on respire un bon coup et on dit ‘chen’ (NON par ‘schen’ mais ‘chen’, c’est la même différence qu’entre une église et une cerise – Kirche / Kirsche).

Bon, mais même si le mot fait peur, en fait c’est juste des petits gâteaux de noel, que traditionnellement toute famille prépare à partir du début du mois, laisse un peu sécher/durcir dans des boites (de fer !! Le plastique c’est pas automatique) et en général c’est bon.

Cette année on a fait un revenant : le Zedernbrot.

Quelques Zedernbrot

Le nom veut dire littéralement « pain de cèdre », et on a été gentil cette année de les mettre en forme de sapin pour qu’il mérite un peu mieux son nom, mais en fait il n’y a pas de forme prédéterminée. L’année dernière, c’était en forme de lune.

Le biscuit lui même n’a rien à voir avec le nom. C’est principalement de la noisette en poudre (pas de farine, pas de beurre), et par dessus un glaçage au citron (qui est devenu bizarre au séchage, mais le gout reste le même).

Selon Wikipedia qui sait tout, le nom a en fait un lien indirect avec Zedern. Le nom vient de Cedrat (en français « cédratier » pour l’arbre, « cédrat » pour le fruit), une espèce de citronnier (en rapport donc avec le glaçage au citron). L’odeur de l’écorce de cédrat sent parait-il le cèdre, d’où les deux noms qui se ressemblent. Pour une fois c’est pas un hasard.

Et puis on (ma gentille femme) a fait aussi des Walnussmakronen. Parce que sinon le mot ne serait pas dans le titre du post de blog.

Ça ressemble beaucoup à nos Kokosmakronen de l’année dernière, qui avaient un gout un peu trop intense en coco. Sauf que là c’est pas des makrons au coco, mais des makrons à la noix. « Makron », qui je pense ressemble à macaron pas non plus par hasard, est en fait la même chose, du blanc d’oeuf au sucre (une meringue, mais en allemand on dit « Baiser »).

Sauf que quand on appelle ça « Makron » au lieu de dire « macaron », on a le droit d’être un peu plus sauvage avec la forme. Ce qu’on voit là, c’est pas des macarons ratés, mais des Makrons réussis.

Sinon, je voulais dire que pour toutes les bonnes choses, platchen ou gateaux de noels, on utilise le livre de Dr Oetker « Backen macht Freude » (cuisiner c’est trop du bonheur), mais moi je dis « Backen macht FreuNde » (Quand on cuisine on gagne des amis) parce que je suis trop drôle alors je vous en fait profiter sauf que finalement des gens qui viennent chez moi manger mon gateau, c’est pas vraiment des amis.

Sur Amazon on peut le feuilleter un peu
(liens: amazon.DE ; amazon.FR )
 

Et ce que je voulais dire c’est que dans ce livre, les quantités des ingrédients sont toujours impec exactes, et on sait toujours ce qu’on doit faire. C’est par exemple différent dans mon livre de super-recettes de desserts français « Le Petit Larousse pâtissier » qui a des super photos et toutes les pâtisseries essentielles, mais dont on doit ajuster les ingrédients pour une recette sur deux – évidemment après un premier échec… et où parfois on ne comprend pas bien où ils veulent en venir.

Et puis comme je ne suis pas sûr d’avoir le temps de rebloguer pendant les fêtes, j’en profite pour souhaiter déjà à tous les fans qui me lisent (c’est gentil merci) une bonne glissade dans la nouvelle année, comme qu’on dit ici.

Rutschez bien ! 🙂

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