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Blue Nile, avec les doigts ??

Blue Nile, c’est un restaurant Éthiopien dans le quartier de Schwabing, au centre de Munich.

Je ne veux pas forcément vous décourager d’y aller, mais ça va pas être facile. Parce qu’à Blue Nile, on mange avec les doigts. C’est comme ça la tradition en Éthiopie.

Au début je me suis dit : ah oui, manger avec les doigts c’est rigolo ! C’est comme les restos chinois avec les baguettes, et puis quand on en a marre on prend la fourchette. Sauf qu’au Blue Nile, point de fourchette.

Mais bon, on se dit toujours que c’est pas grave, la nourriture est surement étudiée pour, comme les finger food, les chicken wings, etc. Et bien non : la nourriture, c’est de la viande dans plein de sauce, un peu comme les plats indiens d’Inde. Il y a aussi un plat qui est avec des lentilles. Vous avez déjà mangé des lentilles avec les doigts ? Et bien maintenant je connais quelqu’un qui peut répondre que oui.

Et comment doit-on manger ça avec les doigts ?
©Rama, WIkimedia Commons CC-SA 2.0 France

Le seul « outil », c’est le pain qui est servi avec, du Injera, qui est en fait une espèce de crèpe un peu spongieux (pas dans le sens spongieux dégueux, mais spongieux qui absorbe la sauce). Le Injera est fait à base de teff. C’est un céréale qu’on ne connait pas, et donc le injera a un gout qu’on ne connait pas – quand même proche du sarrasin. Bref, en voyant ce pain-crêpe arriver, on s’est dit qu’on allait s’en servir de pincettes, pour ne pas trop se salir les doigts. Ça n’a pas trop marché, car deux jours plus tard, mes doigts sont toujours légèrement jaunis de la sauce.

Apparemment il faut faire comme ça !
©yngrich, Creative Commons Attribution 2.0 Generic.

Pour l’aspect convivial, peu importe ce qu’on commande, les plats sont groupés par deux, si bien qu’on mange dans le même plat que son voisin. Comme ça si on a pris un truc pas bon on peut discrètement piocher un truc chez le voisin pendant qu’il se lèche les doigts.

Pour me plaindre encore un peu, je précise qu’il ne faut pas être pressé quand on va à ce restaurant. En voyant le pas nonchalant de notre serveur, on a du mal à imaginer que les Éthiopiens sont champion de marathon. Si en plus vous êtes pressé de voir Élène Du Fil, c’est intenable.

Maintenant j’ose à peine rajouter que j’ai trouvé la nourriture moyenne, pas dégueux, mais pas assez de gout, pas assez d’épices. Pour boire, j’ai pris une boisson locale qui est un vin de miel. C’est servi dans un verre de chimie comme l’orangina. Ça sent très bizarre, mais le gout est intéressant : ça a gout de vin au miel… Par contre très sucré ça donne soif.

Un Tedj ! Une sorte d’hydromel éthiopien. ©Ji-Elle, CC SA 3.0.

Et comme je disais tout au début, je ne veux pas vous décourager d’y aller, l’expérience est intéressante à faire au moins une fois. C’est pas dégueux, c’est vraiment pas cher, c’est très convivial, les serveurs sont décontractés, et si vous n’êtes pas pressé, c’est surement mieux.

P.S.: J’ai vu Elene 🙂

Survivre à Munich : manger français

Coucou !

J’ai ajouté au blog une section sur des adresses de restos où qu’on peut manger français. Parce que le Bier Schnitzel-Pommes (prononcer « pommesse », c’est des frites (prononcer « fritz » plutôt que « fritesse », sauf si comme moi vous faites l’andouille) je disgresse ) ça va bien 5 minutes, mais on veut aussi du vin, des moules et des super crèmes brulées, du sauciflard et du fromage qui pue !!

J’ai mis quelques années à trouver les bonnes adresses et je voulais en faire profiter n’importe qui qui passe par là (salut !). Donc voilà les listes, avec à chaque fois mon commentaire personnel :

Je n’ai pas mis ceux que je n’ai pas essayé, et je n’ai pas mis ceux que j’aime pas (parce que c’est mon blog, c’est moi qui décide), mais je pense que la plupart de ceux qui manquent sont en fait dans la catégorie « non essayés », suggérez-moi donc des ajouts.

Tailleur pour Dames – théâtre

Il y a, à Munich, régulièrement des pièces de théâtres francophones.

En ce moment, c’est Tailleur pour Dames, une pièce de Fédaux Feydeau jouée par La Compagnie des Camaïeux.

On m’a dit que l’une des actrices est Elene du blog au fil d’elene, dont je suis le plus grand fan. Et depuis que je sais que je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui la connait, il faut absolument que je la rencontre. Sauf que les deux dernières fois où je suis sortis, et qu’on m’a dit : « Mais si, viens, il y aura Elene », et bien elle a eu un empêchement. D’autres fois on m’a dit aussi qu’elle sera là, mais j’ai cru au bluff et j’ai pas venu, mais elle oui. Bah. En plus, Elene ne connait pas mon existence (ou alors elle a entendu parlé d’un mec zarbi qui veut la rencontrer à tout prix).

Bref, une histoire comme dans les films. La première de la pièce est déjà passée, mais il y a une rediffusion trois jours en mai (jeudi 8, ven 9 et sam 10 à 19.30). Après c’est Schluss. J’espère que cette fois ça va geklappt.

Si vous aussi vous êtes fan, Fett faites moi signe, on peut monter un fan club 🙂

Acheter un immobilier à Munich: Viel Spaß…

Il y a quelques jours semaines, Pomdepin expliquait la galère qu’est l’achat d’une maison en Irlande et en Angleterre. Je me suis dit que j’allais faire pareil pour Munich, ou c’est galère aussi, mais il faut bien vivre quelque part hein ?

Pour des raisons de concisions, j’utilise le mot allemand de Makler qui désigne un escroc incompétent agent immobilier.

Alors pour trouver un logement, restez chez vous. Il n’y a pas vraiment comme en France, des grandes agences où on va, où on dit ce qu’on veut à peu près, et qui nous obligent à visiter 2-3 merdes invendues avant de vraiment montrer des logements qui vont bien. En fait, ce service existe, mais il est plutôt réservé aux riches, et généralement aux riches étrangers qui ne comprennent pas la langue.

Au contraire, en Allemagne la plupart des Makler sont des gens à leur compte. N’importe qui peut se déclarer Makler, il ne faut pas de formation spécifique, et ça se voit. La plupart ne vendent pas plus de 2-3 biens à la fois : donc en plus de n’avoir aucune formation, il n’ont pas non plus d’expérience. La mauvaise nouvelle c’est que la plupart des achats de logement passent par des Makler. C’est parce que selon la loi, c’est le vendeur qui choisit le Makler, mais c’est l’acheteur qui le paye. Aussi selon la loi, le Makler est autorisé à toucher au maximum 3,57% du prix du bien. Comme par hasard, ils appliquent tous ce tarif. Et comme un appart ou une maison à Munich coutent généralement au moins 500.000€, ça fait 18k€ par vente et on comprend qu’ils n’ont pas besoin de vendre beaucoup pour avoir un salaire respectable.

Il y a donc plein plein de Makler. La probabilité de tomber deux fois sur le même étant très faible, on peut les insulter sans problème. Par contre, les visiter un par un ne serait pas possible. Heureusement il y a un site qui regroupe presque toutes les offres en Allemagne, il s’agit de immobilienscout24.de .

Malgré les prix exorbitants, et qui continuent de s’exorbiter de 10% de plus par an, il faut savoir que le marché à Munich va très vite. Il y a en effet très peu d’offres par rapport à la demande, et les bons logements sont vendus – et disparaissent du site – généralement en moins d’une semaine (souvent en un week-end). Ça veut dire que si on va sur le site sus-mentionné, les offres que l’on voit sont les invendus qui trainent (il faut les mémoriser, pour ne pas se faire avoir quand ils réapparaissent sous un autre nom). Donc en fait, la seule chose à faire sur le site est de créer un agent de recherche qui envoie les nouvelles offres par e-mail tous les jours, puis d’attendre que les e-mails arrivent.

Ensuite arrivera le moment de la visite avec le Makler. Un pur moment de bonheur 🙂 L’avantage d’être français c’est que vous pouvez vous moquer de lui en direct et en aparté, sans qu’il essaie de répondre à vos arguments. Mais il essaiera quand même : dès que vous touchez quelque chose, vous aurez son commentaire.

Dans les perles de Makler j’ai eu :

Makler 1 : il s’agit d’une maison à vendre. Le jardin est entouré de trois grands immeubles (6 étages) avec vue plongeante dans le jardin. Derrière les immeubles, une rue très passante qu’on entend quand même. Chez bisounours, le Makler dira « Bon, c’est merdique, c’est pour ça que le prix n’est pas cher ». Pourtant votre oreille entend : « Certes, mais dans le jardin vous avez trois arbres énormes. Et l’été, avec le feuillage, on ne voit plus les immeubles (la visite était en hiver). Ensuite il suffit d’une petite fontaine, c’est joli, ça attire les oiseaux, et ça masque le bruit de la rue. Et hop, comme si de rien n’était. »

Makler 2 : vous visitez une vieille maison (à démolir). D’habitude l’argument est « ça c’est du bon béton, il suffira de rénover et ça sera génial ». Comme c’est une démolition, il dira en fait « ça c’est du béton de merde, ça casse tout seul et la démolition ne coutera pas grand chose ».

Makler 3 : qui vous dira que lui c’est un gentil, et contrairement aux autres, il vous laisse prendre votre temps pour décider. Mais quand même : « on peut aller signer chez le notaire la semaine prochaine, ça vous va ? » Sachant qu’avant de signer chez le notaire, il faut une promesse de prêt de la banque (ça dure environ 1 semaine pour l’avoir), et qu’avant ça, la banque a besoin d’une ébauche de contrat de vente (et ça le Makler aurait dû le savoir), 1 semaine c’est pas possible, et deux semaines c’est déjà très court.

Si le lendemain de la visite vous êtes décidé à acheter le logement (plus tard c’est trop tard), il faudra passer par une autre grosse supercherie d’ici qui est le système de réservation. Vous allez signer une feuille qui dit en gros qu’on s’engage à acheter le bien à tel prix (on met soi-même le prix, on peut par exemple le baisser de 10%) et à payer des frais de réservation de 1000€ au Makler. Au début, le Makler ne signe pas la feuille, lui. Il attend que d’autres lui renvoient des réservations avec d’autres prix. Il garde ensuite le plus élevé, mais avant ça vous rappelle : « et on peut remonter de 5% ? », puis dans l’après-midi encore « et 5% de plus ça irait ? ». On a donc compris que vu le déséquilibre d’offre/demande à Munich, il ne sert à rien de négocier le prix. C’est d’ailleurs comme ça qu’on a finalement obtenu une maison, car j’imagine que tous les autres ont cherché à négocier. héhé j’ai gagné.

Et donc ensuite le Makler vous renvoie la réservation signée par lui. Vous devez lui payer les 1000€. Si finalement vous achetez autre chose, c’est pour votre pomme. Si finalement lui trouve un autre acheteur qui offre plus, et bien il vous rend simplement les 1000€. C’est donc une promesse de vente uniquement dans un sens.

Ensuite vous allez voir votre conseiller financier qui négocie avec les banques pour vous (je peux en recommander un bon si ça vous intéresse). Vous pouvez aussi aller voir les banques directement, mais elles essaieront de vous faire pleurer, de dire que votre maison ne vaut rien, que vous allez être au chômage, et que vous êtes un prêt à risque, et ça va vous énerver. Alors que le conseiller, il est gratuit, il est gentil, il harcèle les banques au téléphone, et il nous a trouvé des prêts moins cher (aussi dans la même banque) et sans les ennuis.

La banque voudra des documents qu’elle demande au conseiller financier, qu’il demande à moi-même, que je demande au Makler, qu’il demande au vendeur, puis le document refait le chemin inverse, puis la banque demande encore un autre document… le temps passe, et le rendez-vous chez le notaire est déjà fixé. Le dernier document – la promesse de la banque de vous créer de l’argent (je mets le lien pour faire plaisir à Marc) et l’hypothèque qui va avec – arrive le matin du rendez-vous chez le notaire par fax. Ouf ! On peut souffler !

Un notaire consciencieux est censé vous expliquer chaque passage légal incompréhensible du contrat. Car le notaire est neutre, si vous vous faites arnaquer il doit vous l’expliquer. Malheureusement, le minimum légal est simplement qu’il lise le contrat à haute voix sans rien expliquer. Et c’est ça qu’on a eu… Heureusement, pour une maison à démolir, on ne risque pas de vices cachés dans la maison (sauf l’asbeste sur les murs, et le bitume sous le parquet, qui coutent plus chers à emmener à la décharge).

Bon, ça y est, vous êtes endetté pour les 15 prochaines années ! vous êtes propriétaire !

Maintenant, si en plus vous voulez faire démolir et reconstruire et ben c’est pas malin malin. J’en reparlerai dans longtemps, il me faut du recul.

PS: Attention à bien faire croire au notaire que vous parlez allemand parfaitement, sinon p. ex. votre conjoint allemand devra signer un papier officiel qui dit que tout a bien été traduit, mais il faudra payer 300€ (ou quelque chose du genre) pour avoir aussi l’autographe du notaire.

Le vote de ouf

Il y a environ 1 mois j’ai reçu une gentille lettre (je classifie comme gentille lettre tout ce qui n’est pas une facture) me disant que même si je suis un espèce d’étranger, j’ai le droit de vote, et ça serait bien que je l’utilise. Les Allemands, eux, n’ont pas reçu cette lettre. Du coup j’ai su avant tout le monde qu’il allait y avoir un vote.

De la lettre, écrite dans un allemand bureaucratique incompréhensible, j’ai compris que :
– c’est un vote pour la ville de Munich.
– j’ai 80 voix à moi tout seul ! Ça c’est parce qu’il savent que mon opinion est super importante.

J’ai attendu désespérément une enveloppe avec une feuille par parti, expliquant un peu le programme de chacun, comme on a en France. Mais en fait ça ne se passe pas comme ça ici. Seuls les partis qui ont un peu de sous envoient quelque chose, d’une simple feuille à un grand livret (CSU) selon la richesse de chacun. J’ai reçu des informations sur trois partis. J’ai appris le jour du vote qu’il y en avait en fait quatorze.

Comme je n’ai rien compris, j’ai demandé autour de moi aux autochtones, et personne n’a rien compris. Je suis donc maintenant bien intégré puisque je comprends pas rien, aussi bien qu’un Allemand.

J’ai donc décidé d’aller voter, pour mieux comprendre. C’était aujourd’hui 🙂

J’arrive donc muni de ma carte d’identité, et de la lettre officielle (ici, on n’a pas une carte électorale, mais on reçoit une lettre avec la date et lieu du vote, et c’est ça qu’on présente). Malgré mon insistance et mon accent d’espèce d’étranger, personne n’a voulu regarder ma carte d’identité. On peut donc voter pour quelqu’un d’autre si on lui vole son courrier. D’ailleurs on ne signe pas non plus.

En échange de mon sourire hébété et de mon accent et de ma carte d’identité on me donne trois papiers. Trois pour le prix d’un, je suis ravi !

Je vais donc me cacher dans l’urne l’isoloir (merci Marc!), plein de gespanntitude. L’isoloir n’est pas une cage noire avec un rideau, mais juste une table avec des panneaux à droite et à gauche.

Je déplie le premier papier. Ah tiens, on vote aussi pour le maire de Munich (Oberbürgermeister – le maitre du burger d’en haut ?) !

Je déplie le deuxième papier. Ah tiens, je ne savais pas qu’il existe un représentant du quartier (Stadtbezirk) ! Super important car je n’en ai jamais entendu parlé. Donc je vote au pif.

Je déplie le troisième papier, celui tant attendu pour choisir les 80 clampins du Stadtsrat (conseillers municipaux ?). Puis le déplie encore. Puis encore une fois. On m’avait prévenu qu’il serait assez grand, mais j’avais cru qu’il ne dépasserait pas la taille de la table. Je continue à déplier. Tiens, je vais faire comme les journalistes professionnels et recopier bêtement les tweets au lieu de faire des photos moi-même.

C’est pas comme en France où on doit mettre un papier dans une enveloppe ; ici en Allemagne, le vote ressemble plutôt à un QCM où on doit mettre des croix un peu partout. Chaque colonne est un parti avec la liste des candidats. Il y a 14 colonnes et jusqu’à 80 lignes par colonne.

Les instructions abrégées sont les suivantes : vous avez trois papiers. 1 voix pour le premier, 11 (? je sais plus bien) pour le deuxième et 80 voix pour le troisième papier. Démerdez-vous !

Quand on lit les instructions plus en détail, on regrette. En gros, on a 80 voix, mais on peut mettre une croix juste pour un parti. Alors les personnes de la liste reçoivent un nombre de voix entre 1 et 3, suivant leurs positions et la position des astres à l’heure du vote. On peut aussi cocher un parti, mais donner 1 à 3 voix à une personne d’un autre parti, tout en rayant les gens qu’on n’aime pas dans le parti initial. Bref, ceux qui veulent peuvent y passer la journée (il faut quand même prévoir 30 minutes de rab avant de rendre sa copie pour avoir le temps de replier le papier correctement). Ceux qui doivent ensuite relire les bulletins – et vérifier que la somme ne dépasse pas 80 – peuvent y passer la nuit (Ah mais on m’apprend qu’ils ont des machines pour ça maintenant, ouf!).

Le seul hic : je n’ai reçu aucune présentation des différentes personnes, je ne les ai jamais vu à la télé, ni dans les journaux. Je peux certes créer mon propre cocktail des candidats, mais le seul critère que j’ai pour les juger c’est s’ils ont un nom rigolo, un nom sérieux ou un nom de crétin.

Moi j’avais faim et j’étais pressé. Je choisis donc l’option la plus simple : je coche juste un parti et puis ils n’ont qu’à se débrouiller pour les détails. La démocratie c’est bien mais ça ne marche pas quand on a faim si on laisse voter les gens sans les informer avant, ça va couiller.

 

La chasse aux Krapfen sauvages

Comme tous les ans, entre Noël et Fasching (qui n’est pas le jour où on se fâche, mais apparemment qui veut dire Carnaval), c’est le seul moment où l’on peut avoir des Krapfen, partout. D’ailleurs plus on se rapproche de la date, et moins c’est cher. Vendredi, c’était 1 Krapfen pour 1 euro. Samedi c’était 2 Krapfen pour 1 euro, et aujourd’hui, lundi, le Krapfen était gratuit (dans la limite de 1 chacun, mais ça suffit amplement).

Les Krapfen traditionnels sont juste des beignets aux pommes, à l’abricot à la place de la pomme, et n’ont rien d’exceptionnel. Moi, je suis à la recherche de Krapfen exceptionnels : ceux de Rischart qui sont des oeuvres d’art.

Un Krapfen normal (©GFDL de Wikimedia Commons)

Un Krapfen normal (©GFDL de Wikimedia Commons)

Un Krapfen chez Rischart

Un Krapfen de chez Rischart (flou non-artistique fait par moi-même)

Mes bonnes résolutions du nouvel an, chaque année, sont d’essayer un nouveau Krapfen de chez Rischart. Mais cette année c’est une catastrophe.

Dans ma longue vie munichoise, j’ai déjà essayé :

  • le Schwarzwalderkrapfen (dont j’ai déjà parlé), comme le gateau forêt noire, à la cerise et au chocolat
  • le Tiramisukrapfen (dont j’ai aussi déjà parlé), comme un tiramisu, au mascarpone avec un peu de chocolat, du café, et j’imagine aussi de l’amaretto
  • le Schoko-Bananen-Krapfen (eh oui j’en ai parlé), à la crème chocolat-banane
  • le Eierlikörkrapfen, à la liqueur d’oeuf, mais que j’ai moins aimé, donc je n’en ai pas parlé
  • le Bienenstichkrapfen, (à la piqure d’abeille) à la crème et au miel avec des amandes, qui est très bon même si je n’en ai apparemment pas encore parlé.

Et je n’ai pas essayé en fait un seul qui est le Himburgerkrapfen, à la confiture de framboise (Himbeeren), parce qu’il ne m’intéresse pas.

Mais comme je disais, cette année, c’est une catastrophe catastrophique, car à chaque fois que je passe chez Rischart, ils ont soit rien que du classique (et ce jour là j’ai fait 3 Rischart à la suite…), soit uniquement le Schoko-Bananen-Krapfen que j’ai déjà eu deux fois cette année (normalement je n’ai le droit qu’à une fois chaque sorte chaque année, pour m’obliger à en découvrir de nouveaux).

Et, encore pire, le fameux Fasching c’est demain ! (traditionnellement à Munich, on nous donne l’après-midi libre), et après ça, plus de Krapfen !! Il faut donc que je me motive demain matin pour courir à Rischart chercher mes derniers Krapfen, avant qu’ils n’aient plus rien.

 

Bref, tout ça pour dire que quand même, j’ai de vrais problèmes existentiels. Non parce que sinon je construis une maison, et ça c’est beaucoup moins drôle. Ça fait certes beaucoup d’histoires à raconter, mais comme vous le voyez lisez, je n’en parle jamais, car j’attends d’avoir un peu plus de recul pour pouvoir en rire. Donc en attendant, je me détend avec les Krapfen, surtout que moi j’ai beaucoup de mal à gagner des kilos. D’ailleurs il faudra que j’essaye si je peux avoir une ordonnance pour acheter des pâtisseries 🙂

Les tableaux de Cornelius

L’histoire qui suit commence dans un train entre Zurich et Munich, le 22 septembre 2010, à 21 heure. Le cadre est planté 🙂

Pendant un contrôle de routine à la douane (d’habitude, les policiers passent dans les rangs et ne contrôlent personne (sauf parfois les gens trop bronzés)) un certain Gurlitt Cornelius (déjà le nom est super pour raconter une histoire), autrichien de 79 ans, se fait contrôler quand même. Il a sur lui 9.000€ en liquide. Il n’y a pas besoin de déclarer en dessous de 10.000€, et il est donc en règle. Mais le contrôleur allemand qui avait eu une mauvaise journée, ou qui n’aimait pas les Autrichiens, a trouvé ça louche et a dénoncé une possible évasion fiscale.

Après plein de paperasses bureaucratiques, des enquêteurs obtiennent la permission de fouiller son appartement à Munich en février 2012. Ils y trouvent, posés négligemment dans un coin (un gros coin), 1406 tableaux de peintres pas trop connus comme Renoir, Matisse, Picasso, Paul Klee, etc. La routine quoi. Cornelius n’a pas de travail et vendait ses peintures au compte goutte à chaque fois qu’il avait besoin d’argent. On n’a appris ça que récemment, en novembre 2013, car les journaux ont respecté le secret pendant l’enquête (oui, les journaux allemands ils font qu’est-ce qu’on leur dit 🙂 ).

Évidemment, comme toutes les histoires allemandes, il y a soit un rapport avec les voitures, soit un rapport avec les nazis. Dans ce cas, si vous avez bien suivi, il a pris le train : il s’agit donc d’une histoire de nazi.

En effet, un certain nombre de ces œuvres sont identifiées comme ayant appartenu précédemment à des juifs, et ayant disparu quelque part entre 1939 et 1945. Il se trouve que le père de Cornelius Gurlitt était marchand d’art. Il avait acquit certaines peintures légalement. Les autres étaient tombées du camion train. Comme toute la collection avait soi-disant brulé à Dresde en 1945, et que ça paraissait crédible, personne n’a été vérifier.

Cornelius a donc « hérité » de ces peintures à la mort de son père en 1956. Il y avait à l’époque un impot sur les successions (Erbschaftsteuer) et un impot sur la fortune (Vermögensteuer – aboli en 1997). Sauf qu’il est autrichien, et même si les peintures étaient en Allemagne, il me semble que c’est le droit autrichien qui s’applique ? Si j’ai bien compris, en Autriche, l’impot sur les successions a été instauré en 1955 et aboli en 2008, et il y avait aussi l’impot sur la fortune (jusqu’en 1994). Bon alors c’est pareil.

Sauf que c’est encore plus compliqué que ça : en fait c’est sa mère et lui qui ont hérité en 1956. Comme j’ai expliqué, ils auraient dû payer des impôts alors, mais ne l’ont pas fait. Mais comme ça fait longtemps, il y a aujourd’hui prescription (Verjährung).  Par contre, Cornelius a hérité l’autre moitié de sa mère en 2011 (si j’ai bien suivi ?), et pour ça il devrait théoriquement (l’affaire est encore en cours de jugement) payer un impot d’environ 150 millions d’euros (ce qui revient à vendre 1 ou 2 peintures…), et aussi payer un impôt sur l’argent qu’il a gagné avec les tableaux déjà vendus.

C’est fou non ? Mais c’est pas fini !

La semaine dernière, les enquêteurs ont finalement aussi fouillé sa résidence principale à Salzbourg en Autriche. Ils ont probablement été très déçus de ne trouver que 60 tableaux (quelques Monet, Renoir et Manet : tout le monde à ça dans son grenier, non ?).

Les tableaux ont été confisqués, et ils essayent de décider : si il doit payer des impots ? rendre les tableaux volés à des descendants qui ne les ont pas forcément mérités non plus ? (et eux devront-ils payer des impots ?) Pas sûr : il y a prescription pour les vols de plus de 30 ans. Mais d’un autre côté il s’agit de vols nazis, et il y a encore une certaine obsession irrationnelle sur le sujet, que l’on voit par exemple à la télé (au moins un documentaire sur Hitler tous les soirs) et dans les librairies (la moitié du rayon « histoire de l’Allemagne » concerne les 6 années de la seconde guerre mondiale).

Ou sinon ils pourraient peut-être juste le laisser tranquille à 81 ans ? Mais s’ils lui rendent tout, maintenant que l’affaire est connue, il risque de se faire cambrioler… il ferait donc mieux de tout louer à un musée.

Déjà bu ?

Oui, non, peut-être, je sais plus ?

« Déjà bu ? » est un tout nouveau bar à vin français à Munich (Buttermelcherstraße 2a pour être précis) où on peut boire de la bière, et aussi du vin – j’y reviens plus bas. Il a ouvert au début du mois dans un quartier qui a déjà plein de bar à vin – normal, c’est le quartier français. Il est tellement nouveau que le site web http://deja-bu.de/ n’est pas encore prêt.
[edit: ça y est, le site web est là 🙂 ]

Il se trouve que je connais quelqu’un qui connait quelqu’un qui connait le patron (Nico pour les intimes), et donc je ne peux en dire que du bien 🙂 – parce que bon si j’en dis du mal (on ne sait jamais qui me lit, mais d’un autre côté, on ne sait pas qui je suis) et que j’y retourne, ça va mal se passer pour moi.

Mais d’abord je vais expliquer le principe.

Puisque le bar pose la question « Déjà bu ?« , j’y suis allé deux fois : une fois sans boire avant, et une autre fois en ayant déjà quelques grammes d’avance (au Walter und Benjamin comme ça je peux comparer les deux).

Alors l’idée c’est qu’on y boit du vin.

Voilà 🙂

L’ambiance est assez relaxe, la moitié des tables sont des barriques de vin. Les chaises sont en bois avec des petits coussinets (sauf le rebord de fenêtre dont mes fesses se souviennent).
[edit: il y aura maintenant des coussinets, cf. commentaires ]

Il y a donc du vin, français, mais pas trop de choix, environ une vingtaine de blanc ou rouge différents, et 3-4 champagnes. L’idée est que le choix devrait varier souvent, et que les bouteilles restent à un prix abordable, de 15 à 45 euros si j’ai bien compris. On peut aussi déguster au verre au lieu de prendre la bouteille, pour environ 3€ le verre c’est tout à fait raisonnable. Du coup j’ai déjà gouté à peu près à toute la carte.

C’est complètement différent du Walter und Benjamin où l’ambiance est assez proutprout, genre il faut réserver avant, et où il y a un choix immense, de 10€ la bouteille à 200€ ou plus, de toutes les régions du monde, mais où le prix annoncé est en fait le prix de si on prend la bouteille pour la boire dehors sur le trottoir devant le bar, où il fait froid, et où on est obligé de supporter les fumeurs. Si on veut une place assise au chaud on doit payer le droit de bouchon, qu’ils osent facturer à 15€ la bouteille et ça c’est un peu abusé quand même.

Pour y manger, le déjà bu (aah c’est toute une gymnastique digitale à taper ce mot avec un clavier allemand) propose des planches de charcuteries, de fromages et de foie gras, servis sur des ardoises, ça j’aime bien 🙂

Le foie gras est fait maison par le chef, et il est très bon.

La charcuterie (chorizo français, pâté, saucisson et d’autres trucs) provient de petits producteurs français qui font ça avec amour, et aussi avec du cochon.

Les fromages sont classés du qui-pu-le-moins au qui-pu-le-plus : un gruyère(?), un brie qui ne pue pas encore, un chèvre (je sais plus lequel), laguiole, maroilles, bleu. Idéal pour moi, il n’y a que le bleu que je n’aime pas, alors qu’en général, une assiette de fromages français, en Allemagne, c’est : bleu jeune, bleu vieux, bleu décrépit, camembert qui courre tout seul, fromage à la croute orange qui colle et qu’on sent encore aux doigts trois jours après, malgré savon super-décapant, et un morceau de beurre. Car pour un allemand, un fromage français ça doit puer, mais le gout on s’en fout. Moi je mange le beurre et je laisse le reste.

Pour comparer encore avec le Walter und Benjamin proutprout, là aussi on a commandé une assiette de charcutaille-fromage, et on a eu une assiette avec 90% de jambon de parme, tous de la même marque et du même gout – c’était bon, mais peu varié – et des tout petits morceaux ridicules de gruyère et de bleu. Je ne peux pas dire que du mal du Walter und Benjamin quand même : pour y manger, ils ont aussi des vrais plats cuisinés qui ont l’air pas mal du tout ! Mais l’assiette de charcutailles bofbof.

Au niveau dessert, chez Déjà bu : rien le premier jour. La deuxième fois, on a eu des fruits. La troisième fois on devrait avoir de la crème brulée (?) Je suis gespannt.
 [edit: il y a maintenant des desserts des Tages :), cf. commentaires ]

À propos de boire de la bière dans un bar à vin, même si ça à l’air bizarre, c’est obligatoire à Munich. En effet, la plupart des bons locaux pour les restos sont possédés par les grandes brasseries munichoises (Augustiner, Hacker Pschorr, Paulaner, et leurs copains). Si on veut ouvrir un resto, on doit leur payer un loyer, leur lécher les bottes, et signer un contrat qui dit que :
– dans ce resto on ne peut boire que cette marque de bière, (du moins en bière pression, on peut parfois avoir d’autres marques en bouteille) ;
– et pour continuer d’occuper les locaux, le resto doit vendre une certaine quantité de bières. Je ne sais plus si c’était 20 ou 30 litres par jour, mais quelque chose de cet ordre.

Du coup, pour un bar à vin, c’est pas pratique.

Médecin en Allemagne pour touriste français

On est en février, il fait froid (mais pas trop), et il n’y a rien de particulier à faire à Munich (la neige pour le ski est nulle, et de toute façon je ne ski pas). Donc j’en profite pour faire des checkups chez les médecins pour m’occuper.

En Allemagne, comme vous le savez – ou pas – il y a deux types de médecins, les médecins privés et les médecins publics. Si tout le monde peut voir un médecin public, les privés sont réservés à ceux qui ont une assurance privée. Je ne sais pas s’ils sont mieux, mais ce qui est sûr c’est qu’ils sont beaucoup plus chers.

Personnellement, je suis assuré dans le privé, et je n’utilise que des médecins privés. Je n’ai pas vraiment d’arguments pour ou contre, sauf qu’au début que j’étais en Allemagne, j’avais visité un médecin généraliste public, que j’avais trouvé nul, et depuis je visite un médecin privé, qui est supère sympae (c’est une femme) – même si l’accent bavarois c’est un peu galère parfois, et aussi beaucoup plus compétente  – vous en connaissez beaucoup vous des médecins généralistes qui vous font directement une échographie sans devoir prendre rendez-vous ailleurs ? (d’ailleurs je n’avais rien, bonne nouvelle). Par contre je n’ai jamais eu une facture en dessous de 150€ – mon assurance rembourse, heureusement.

Mais pour en revenir au titre de l’article, je me suis demandé comment je fais si un touriste français, par exemple de la famille, a besoin de voir un médecin, par exemple pour une gastro ?

Au niveau de la langue, ce n’est pas trop un problème. Normalement, les médecins savent parler anglais, car ils doivent rester à jour en lisant les publications en anglais. Et de toute façon, je peux toujours accompagner titi-tintin et faire la traduction.

Mais au niveau de l’assurance, est-ce que je peux emmener mon touriste français chez mon médecin privé ?

Et bien oui, mais ça va lui couter super cher à mon touriste français. En effet, l’assurance française ne rembourse que le prix normal qu’aurait couté un médecin public en Allemagne. C’est parce qu’il y a des accords entre les assurances publics allemandes et la sécurité sociale. Donc en fait, le touriste français est considéré comme un assuré public allemand. Sauf que…

Encore faut-il pour cela que le touriste français ait pensé à faire faire une carte européenne d’assurance maladie (CEAM pour les intimes) avant son départ. Il faut penser à la demander quelque temps en avance, et cette carte n’est valable que 3 mois. Pourquoi juste 3 mois ?? Bien sûr pour dissuader ceux qui voudraient venir me voir tous les ans !

Si vous n’avez pas fait faire la carte et que vous avez quand même eu l’idée de venir me voir et d’attraper une gastro, c’est le bordel, mais il y a quand même une solution qui se termine par un remboursement. Tout est expliqué là :

http://www.cleiss.fr/particuliers/je_pars_en_vacances__allemagne.html

Mais, vous vous demanderez peut-être par revanche si ça pourri aussi la vie du Kip à Munich, quand il rentre en France et qu’il a le mal du pays ? (une bière ou je fais un malheur!!). Et bien que nenni, le Kip à Munich il a une super assurance privée internationale qui déchire. Dans n’importe quel pays, je paye les médecins directement de ma poche, et je fais suivre ensuite la facture à mon assurance qui rembourse généralement en moins d’une semaine.

Et à mon avis ça devrait être comme ça pour tout le monde, si l’Europe était un truc sérieux, et pas juste une grosse blague que personne ne comprend.

La recette du Zedernbrot

Il parait que nos Zedernbrot de Noël étaient encore meilleurs que ce qu’on peut avoir aux réceptions de l’ambassadeur. Je partage donc la recette adaptée par nous-même.

Zedernbrot fait maison, et ça se voit !
Aussi ça manque un peu de contraste avec le papier de cuisson en dessous.

Préparation : 45 minutes
Cuisson : 30 minutes par plaque de four.
Ça fait environ 50 petits gâteaux sur 2 ou 3 plaques suivant vos dons pour le pavage géométrique (sinon demandez à M. C. Escher).

Ingrédients
pour la pâte :
– 2 blancs d’oeufs (taille moyenne)
– 225g de sucre glace
– 1 paquet de sucre vanille, ou une gousse de vanille. L’important est d’avoir de la vraie vanille.
– 1 citron bio, ou dont la peau n’a pas été traitée
— une cuillère à café de jus de ce citron, le reste sert pour le glaçage
— le zeste obtenu de la moitié de ce citron
– environ 400g d’amandes moulues

pour le glaçage :
– 150g de sucre glace
– 2-3 cuillières à soupe du jus de citron.

1.
Battre les blancs d’oeufs en neige jusqu’à ce qu’ils soient bien fermes – ils ne tombent pas quand on retourne le pot.
Tamiser le sucre glace (pour éviter les grumeaux) et le mélanger avec le sucre vanille (ou la vanille). Ajouter peu à peu le sucre aux blancs d’oeufs sans mélanger trop longtemps sinon ça détruit la structure. Ajouter ensuite le jus de citron, le zeste et la moitié (200g) des amandes.
Ajouter ensuite encore peu à peu les amandes restantes jusqu’à ce que la pâte ne colle plus trop – normalement ça fait un peu moins que 400g au total.

2.

Mettre du papier à cuisson sur une plaque de four. Préchauffer le four
– mode normal (chauffage en haut + en bas) : 130°C
– chaleur tournante : 110°C

3.
Saupoudrer le plan de travail d’amandes en poudre (sinon ça colle).
Et étaler la pâte pour obtenir une épaisseur quelque part entre 1/2 et 1 centimètre.
Découper des formes (demi-lunes, sapins ou bob-l’éponge…), les mettre sur la plaque de four, que l’on enfourne au milieu du four préchauffé.
Cuire environ 30 minutes. Si l’épaisseur est moins que 1 centimètre, réduire éventuellement le temps de cuisson à 20-25 minutes.
Pendant la cuisson, préparer la fournée suivante sur une autre plaque.

4.
Quand c’est prêt, sortir du four, laisser refroidir. Laisser pour le moment le papier de cuisson, car les gâteaux se détachent mieux quand ils sont froids. Et aussi laisser refroidir sur une surface plate, et pas sur une grille, car les gâteaux sont encore un peu mous et se déformeraient sur une grille (oui ça sent le vécu).

5.
Quand c’est froid (1 heure plus tard ?), préparer le glaçage :
tamiser le sucre glace (150g), et ajouter le jus de citron (2-3 C à S) peu à peu jusqu’à obtenir une substance visqueuse, mais pas trop liquide. Il faut pouvoir l’étaler au pinceau, mais que ça ne coule pas trop. Si c’est trop liquide, le glaçage devient transparent en séchant, comme sur la photo…

Et donc, étaler le glaçage sur les Zedernbrot et laisser durcir.

Conserver dans une boite en métal, ça tient plusieurs semaines.

Bon appétit !

Traditionnellement ça se mange pour Noel, mais c’est une tradition allemande et si vous êtes français, ça n’a pas d’importance.