Archives pour la catégorie cours d’allemand

Gegenfurzerei

Article court et mystérieux aujourd’hui alors c’est parti :

« Loana ist eine ganz schwierige Frau » (Loana est une femme très difficile)

Il faut un qui l’énonce (c’est moi), un qui comprend et un qui ne comprend pas, je vous laisse choisir votre camp.

Éventuellement vous pouvez donner votre langue à Google.

Ich me bedanke mich moi

Puisqu’on me cite mes posts que je n’ai pas encore écrits, je suis bien obligé de l’écrire pour que l’ordre du monde soit rétabli…

Un jour que j’étais jeune immigré, j’ai dû acheter un aspirapoussière ( Staubsauger , de Staub – poussière, et saugen – aspirer). C’est pas trop grave en soit, mais finalement ça m’a traumatisé, car je m’en souviens encore.

Le vendeur me flatte les mérites de tel ou tel aspirateur, et ça m’est égal, car je connais déjà le Testsieger (celui qui est trop le mieux) et c’est celui là que je veux (car chez moi, tout est soit Testsieger, soit bio… ou du moins c’est comme ça qu’on me caricature).

Vu mon allemand de l’époque, j’ai sûrement pointé du doigt et dit un truc du genre
ich möchte das bitte !

C’est une formule magique qui marche partout.
* À la boulangerie, quand on ne sait pas trop les noms des choses, on pointe et on dit “ich möchte das bitte” (je veux ça svp). Si le-la boulanger-ère ne prend pas le bon truc, après on peut diriger avec “links”, “rechts”, “vorne”, “hinten”. Je ne suis pas mort de faim, donc ça marche [essayez le pour vos Krapfen, c’est la saison].
* Ça marche aussi au restaurant, si par exemple on veut commander un Geschnetzeltes, mais qu’on ne sait pas le prononcer, on pointe du doigt et “ich möchte…” et hop on a le bon truc (à défaut d’avoir un truc bon).

Et donc je m’égare.
Et le vendeur d’aspirateurs, il me répond avec un sourire de vendeur :
Ich bedanke mich!
Dans mon petit cerveau de français, je traduis motamo, ça donne :
– Je me remercie !

Quand j’ai entendu qu’il se remerciait lui-même, j’ai pensé qu’il était fier de m’avoir arnaqué. Comme si il m’a vendu soit un aspirateur nul invendable, soit un bon aspirateur, mais trois fois trop cher. En tous cas, il avait l’air très fier de lui-même (avec son sourire de vendeur…)

Car en fait je m’attendais plutôt à ce qu’il dise
– Je vous remercie !
ce qu’on peut dire en allemand d’ailleurs, et qui fait aussi parti du vocabulaire vendeuristique :
Ich danke Ihnen!

Pourquoi danken et bedanken se construisent différemment ? j’en sais rien. D’ailleurs je n’ai pas encore compris la nuance de sens, mais il y en a sûrement une. D’une manière générale, j’ai du mal avec les verbes en “be-”, alors le mieux est de les éviter. Par exemple, quelqu’un est-il capable de m’expliquer la difference entre schiessen (tirer avec une arme) et beschiessen (tirer avec une arme) ou entre siegen (vaincre) et besiegen (vaincre) ?? Ma seule théorie est que les verbes en “be-” mettent plus l’accent sur l’objet de l’action (sur quoi je tire, ou qui que j’ai vaincu) plutôt que sur l’action elle-même (“hého, je tire n’importe où, on s’en fiche, mais je tire !! “ ou alors “victoire, j’ai vaincu !! mais je ne vous dirai pas quoi”)

En tous cas, j’ai beau me convaincre que “ich bedanke mich” c’est pas de l’arnaque est que c’est très poli, ça ne marche pas.

Je sais que tous les vendeurs de Bavière lisent mon blog, alors je vais donc leur donner la formule magique qu’il aurait fallu me dire pour ne pas me traumatiser :
ich bedanke mich bei Ihnen !
dont je n’arrive pas à trouver une traduction motamo potable en français (je me remercie chez vous ??), mais au moins, moi (enfin plutôt Ihnen), le client, est dans la même phrase que bedanken alors tout va bien.

Avoir un trou (de mémoire)

Un quidam X. (français) que je connais, mais dont je préserve l’anonymat (et qui je l’espère ne lit pas ce blog, car je vais me moquer un peu) a voulu dire en allemand « j’ai un trou » (sous-entendu « de mémoire »).

X. a donc traduit littéralement par « Ich habe ein Loch im Kopf ». En racontant l’histoire, X. – qui s’enfonce un peu plus – a dit que les Allemands se sont moqués car – selon X. – il fallait probablement dire « Lücke » à la place de « Loch » et que X. confond toujours les deux et que c’est pas juste. En français, les deux mots se traduisent par « trou ».

Mais Loch et Lücke ce n’est pas la même chose.

– Loch je l’ai appris dans « Arschloch »… (trouduc), qui a les mêmes sens qu’en français.
– Lücke je l’ai appris pendant les cours de conduite : quand on se gare ou quand on change de voie, on cherche un Lücke entre les voitures.

Avec les dents on peut dire les deux. Un Loch dans les dents, c’est un trou (à reboucher), et un Lücke ce serait plutôt un trou/espace entre deux dents.

Donc, en pensant comme un français, c’est bien Loch qu’il faudrait utiliser, si seulement l’expression existait en allemand.

Pour aider X. (car je me moque, mais au fond je suis gentil), j’ai voulu lui donner la traduction en allemand de « j’ai un trou de mémoire », mais je ne la connaissais pas, alors tant pis.

Depuis, j’ai demandé à mon ami Leo. Selon Leo, on peut dire der ou das Black-out ou Blackout (apparemment, pas encore de norme ni sur l’orthographe, ni sur le genre). C’est un mot volé de l’anglais, car sinon on dirait « ein Schwarzaus« , mais c’est pas beau et ça n’existe pas.

Toujours selon Leo, il existe aussi un mot allemand : die Gedächtnislücke (littéralement « trou de mémoire »… tiens tiens). C’est donc Lücke qu’on utilise, et pas Loch, mais ça ne colle pas avec ce que j’ai dit plus haut. Comme si c’était un souvenir manquant entre deux souvenirs existants plutôt que vraiment un trou dans le cerveau. D’ailleurs c’est pareil en anglais : « memory gap » et pas « memory hole« . Bizarr… (prononcer « bi-tsar »)

Ça vous parait logique à vous ?

P.S.: Gedächtnislücke s’utilise aussi pour dire « une absence », quand pendant un moment on révasse. Dans ce cas, je vois bien pourquoi on dit « Lücke », c’est un espace (laps) de temps.

Ça reißt sa mère auseinander

Une interrogation m’est venue l’autre jour où je voulais exprimer mon admiration devant quelque chose de probablement très bien, même si en fait je ne sais plus bien de quoi il s’agit.

Je me suis donc demandé : mais comment donc dit-on « ça déchire sa mère » en allemand ?

Pour les vieux qui me lisent (ou les jeunes si ça ne se dit plus ?) « ça déchire sa mère », qui a le même sens que « ça déchire sa race » ou plus simplement « ça déchire », est une exclamation exprimant que quelque chose est vraiment trop bien / impressionnant / etc. Il y en a qui disent aussi « c’est de la bombe de balle atomique », mais moi je ne le dis pas.

Moi je déchire sa mère (et non pas ma mère qui me lit, et je n’oserais pas)

Pour le dire en allemand donc, j’ai d’abord essayé une belle traduction mot à mot. Ça donne ces deux formes, au choix, très poétiques :
Das zerreißt seine Mutter!
Das reißt seine Mutter auseinander!
Mais tiens donc comme c’est bizarre ça alors, les allemands ne comprennent pas mes super expressions allemandes que j’invente moi-même (essayez, vous verrez…)

J’ai donc fait une petite recherche pour savoir comment communiquer mon enthousiasme aux allemands. Et, comme toujours et sans surprise, les allemands ont un équivalent faisant intervenir le cochon (ici en fait la truie) :
– Das ist Sau geil!

Il faut savoir que « geil », ça veut dire « super ». Ça marche aussi sans la truie :
Das ist geil! – c’est super.
Mais c’est quand même mieux de dire « c’est super truie », non ?

Je n’ai entendu « geil » que dans le sens de « super », mais je viens de voir dans le dico qu’en fait ça veut dire aussi « libidineux », « salace », etc. J’imagine que ça date et que ça ne se dit plus trop. L’autre explication possible, c’est que les gens me traitent d’obsédé depuis le début, alors que je pensais qu’ils me trouvaient super trop bien.

Si vous suivez aussi DSDS et que vous n’avez pas honte de le dire, (moi je le fais uniquement pour améliorer mon allemand de la rue, hein…) vous connaissez aussi sûrement les expressions suivantes :
Das ist hammergeil (c’est supermarteau ou super comme du marteau ?)
et
Das ist hammermässig (c’est lourd comme du marteau ou c’est marteauifiant / martellant / …?, donc c’est trop bien! Pas trop logique mais pas moins logique que de déchirer sa mère)

On peut raccourcir ces expressions en :
Hamma! (marteau, mais écrit « -a » au lieu de « -er » pour faire plus djeun’s)
ou rallonger en combinant avec l’expression précédente
Das ist hammer sau geil (c’est super truie marteau)
on peut aussi combiner différemment
Das ist saumässig geil
ce qui est une traduction presque littérale de « c’est vachement génial ».

Bref! Toute est combinable selon votre humeur et selon le taux de trobienitude que vous souhaitez exprimer.

Sinon, il semble qu’on puisse dire également :
Das ist die Wucht in Tüten
qui pourrait se traduire littéralement par « c’est de la violence (?) en sac »

Mais tout ça c’est un peu classique. Dénichons mieux! Des nichons de singes par exemple, ce qui donne
Das ist (mega-)affentittengeil
c’est génial comme des nichons/tétons(?) de singes.

Je ne sais pas encore dans quel contexte je vais réussir à la sortir celle là, mais je suis sûr que ça fera de l’effet. Ceci dit, je préfère quand même mon Das reißt seine Mutter auseinander! Là ça a l’air vraiment génial.

Pourquoi les noms prennent-ils une majuscule ?

Aujourd’hui, encore un cours d’allemand 😉

Après l’importance des tirets, voici l’importance des majuscules. En effet, en allemand, les noms (communs et propres) prennent toujours une majuscule.

Cela remonte, parait-il, au moyen-age, vers le 13 ou 14ème siècle, où en latin et en allemand, on a commencé à mettre des majuscules à la première ou aux deux premières lettres pour mettre le mot en valeur (GOtt, Dieu, Kip). Apparemment, ça a viré au bordel, car chacun mettait sa majuscule où il voulait. Comme les allemands n’aiment pas le bordel, ils ont règlementé tout ça, et ont introduit la majusculification systématique de tous les substantifs au 17ème siècle.
Pour en savoir plus sur l’histoire des majuscules / minuscules vous pouvez lire cet article intéressant.

Beaucoup d’étrangers et même certains allemands semblent ne pas vraiment en tenir compte. Je ne sais pas trop pourquoi. Souvent, ça n’est pas trop grave pour la compréhension, mais il y a des cas où la bonne utilisation des majuscules permet d’éviter des confusions.

Par exemple :
Note : Contrairement à mes idées reçues sur l’humour allemand, la liste que l’on m’a transmise contient aussi des blagues sexuelles. Âmes pures s’abstenir !

Die Spinnen – les araignées
Die spinnen – ils/elles délirent (ou tissent)

Warum sind füllige Frauen gut zu Vögeln? – Pourquoi les femmes corpulentes sont-elles bonnes avec les oiseaux ?
Warum sind füllige Frauen gut zu vögeln? – Pourquoi les femmes corpulentes sont-elles bonnes à niquer ?

Er hat liebe Genossen. – Il a des gentils camarades.
Er hat Liebe genossen. – Il a gouté à l’amour.

Wäre er doch nur Dichter! – Si seulement il était poète !
Wäre er doch nur dichter! – Si seulement il était plus épais (ou étanche) !

Sich brüsten und anderem zuwenden. – Se vanter et gratifier les autres.
Sich Brüsten und anderem zuwenden. – S’intéresser aux seins et à d’autres choses.

Die nackte Sucht zu quälen. – L’envie ostensible de torturer (les autres).
Die Nackte sucht zu quälen. – La femme nue essaye de torturer.

Sie konnte geschickt Blasen und Glieder behandeln. – Elle savait adroitement soigner les ampoules (de pieds) et les membres (bras, jambe, …).
Sie konnte geschickt blasen und Glieder behandeln. – Elle savait sucer et manier les membres (pas le bras, pas la jambe) adroitement.

Der gefangene Floh. – La puce prisonnière.
Der Gefangene floh. – Le prisonnier s’est enfui.

Helft den armen Vögeln. – Aidez les pauvres oiseaux.
Helft den Armen vögeln. – Aidez les pauvres à faire l’amour.

Alors maintenant faites un peu attention en écrivant. Märci!

La factorisation des mots en allemand

En allemand, on a le droit de factoriser les mots, comme en mathématique quand on factorise une équation.

Par exemple, si le temps est comme hier, à la fois Tauwetter (temps où la neige qui est par terre fond) et Sauwetter (temps de cochon), alors on pourra parler du Tau- und Sauwetter (enfin je crois).

Or je suis passé devant mon boucher du coin qui n’a pas appris l’allemand à l’école (c’est un bavarois).

Mon boucher annonce fièrement depuis quelque jours vendre du « frische Blut und Leberwürste« .

Quand j’ai vu ça, j’ai été un peu surpris, j’ai lu d’abord « sang frais et saucisse de foie ». Ensuite, j’ai réfléchi à mes déclinaisons. Je me suis dit que le sang frais, ça se dit « frisches Blut« . Donc mon boucher a en fait voulu dire « boudin noir et saucisse de foie », ce qui devrait s’écrire « frische Blut und Leberwürste« .

Eh oui, c’est important le petit tiret !

Cours de bavarois : comment saluer ?

Oktoberfest commence dans une semaine, et je me suis dit, si on salue les serveurs en bavarois, peut-être qu’on aura un prix sur la bière ? En effet, un litre de bière coutera cette année 8,9€, avec une augmentation de 0,30€, comme à peu près tous les ans (+3.5%, c’est plus que l’inflation).

Alors voici les salutations qu’un bavarois de souche m’a transmises :
Évidemment, on peut dire « Servus! » que tout le monde connait. Servus c’est comme salut, ça veut dire bonjour et ça veut dire au revoir. Mais pour paraitre encore plus bavarois, on peut en rajouter (sauf pour les collègues de bureau, le servus suffira amplement).

Par exemple, « Servus oida Zipfe » est particulièrement amical.
oida veut dire « vieux », comme dans « vieux compère » et Zipfe veut dire « bite ». Forcément, dit en français « salut vielle bite », ça a l’air un peu moins amical, mais finalement c’est pas vraiment différent du « salut biloute » qu’ils disent dans le nord de la France.

Pour faire encore plus amical que « Servus oida Zipfe« , vous pouvez dire « Servus oida Zipfnos« . nos, c’est le nez. Donc, ça veut dire quelque chose comme « salut vieux qui a un nez en forme de bite ». Mais si mais si, c’est amical, c’est un bavarois qui me l’a dit.

Pour rester dans le même domaine, on peut aussi dire :
Servus oida Vorhaut
ce qui veut dire « salut vieux prépuce ». Mais comme tout le monde n’ose pas dire ça, il y a une variante phonétique :
Servus oide Wursthaut
littéralement « salut vieille peau de saucisse ».

Maintenant vous savez tout !

Si vraiment ça ne marche pas, vous pouvez toujours faire comme tous les jeunes fauchés et aller dans les supermarchés, où ils vendent la même bière en bouteille pour  seulement 1,5€ le litre.

Babar mange des steaks Tatar !

En feuilletant un livre de cuisine en allemand, je suis tombé sur une belle image de steak tartare. Sauf que dans le livre, c’était écrit en gros « Tatar ». J’ai alors fait remarquer immédiatement à mes convives allemands : « Ahah ! Mais c’est pas du tout comme ça que ça s’écrit, il manque un « r ». » Et j’ai trouvé ça drôle écrit comme ça : Tatar. Mais je n’ai pas compris tout de suite pourquoi, et pour les allemands ça n’était pas drôle, c’était normal.

J’ai compris un peu plus tard, c’est qu’entre Tatar et tartare, il y a la même différence qu’entre Babar et barbare : l’un fait peur, l’autre pas. Note : barbare est le nom que je donne aux allemands depuis que je sais que l’invasion des barbares se dit en allemand Volkswanderung (la migration des peuples).

C’est évidemment l’orthographe française qui est la bonne, car comme nous les français savons bien, le steak tartare (quand il est bien fait) est une spécialité de la haute cuisine française. « Mais non ! », rétorqua mon auditoire allemand, le nom du steak vient du peuple nomade « Tataren » qui, soi-disant, n’avait pas le temps de faire cuire la viande. Et, oh zutalors, « Tataren » se dit aussi Tatars en français (ou alors Tartares, on a le choix), et la langue issue de se peuple s’appelle le tatar (pas tartare). L’orthographe allemande est donc étymologiquement correcte. Voilà je voulais vous prévenir, au cas où vous voulez vous moquer du mot Tatar, il faut bien préparer vos arguments à l’avance…

Mais pourquoi a-t-on une langue tellement pleine d’exceptions qu’à chaque fois que je veux faire mon malin je perds ?

P.S.: les anglais ont aussi la fausse orthographe, mais je pense que comme la plupart des choses de cuisine, ils ont pris le mot français pour faire plus chic. On ne peut donc pas se moquer.

Savez vous sourire comme un cheval de pain d’épice au miel ?

J’ai encore appris une nouvelle expression allemande formidable :
grinsen wie ein Honigkuchenpferd,
c’est-à-dire, mot à mot, sourire comme un cheval de pain d’épice (au miel?).

Un cheval de pain d’épice c’est ça :

(Creatives Commons, Wikipedia)

Il n’a pas l’air particulièrement heureux, mais on peut quand même essayer de sourire comme lui.

Pour expliquer l’expression, j’ai trouvé un contexte pris par hasard : dans Bild, le super journal people d’Allemagne, il y a un article sur Suri Cruise , la fille de Tom Cruise et Katie Holmes. Et bien, elle a été prise en photo par des papparazzis qui n’ont rien de mieux à faire, en train de payer elle-même dans une boulangerie, avec, croyez-moi donc, un billet de 5 dollars ! Si ça c’est pas une nouvelle que je suis content d’avoir lue… Et alors, si on observe bien cette petite fille à ce moment précis où elle tend le billet pour payer, on pourra voir un sourire de cheval de pain d’épice.

L’expression est traduite dans la plupart des langues par « sourire jusqu’aux oreilles », ou, d’une oreille à l’autre. L’anglais propose aussi l’alternative « grin like a Cheshire cat », sourire comme un chat de Cheshire, celui d’Alice au pays des merveilles.


J’ai du mal à voir en quoi c’est la même chose que le cheval ci-dessus…

Chez la bouchère : salut ma dinde !

Je vais parfois à Vinzenzmur acheter de la viande, et là où je vais, il y a une bouchère fort sympathique (notamment compréhensive quand on parle mal allemand et qu’on ne connait pas le nom des viandes).

Comme j’ai vu que l’article de mon blog le plus populaire est celui sur la drague en Allemagne (Hé oui, une recherche de « draguer allemagne » sur Google m’affiche en premier), il faut que j’assume et que je vous en dise plus.

Voici donc ce que je süss-ure à ma bouchère (discours véridique devant témoins oculaires et auditifs) :
Moi : « Hallo, Pute bitte! »
Hallo c’est bonjour, Pute, je vous laisse deviner, bitte tout le monde connait.
Elle : « Welche sosse: süss oder sauer? »
Moi : Süss !

je dois dire que ça m’a fait tout drole de dire ça comme ça… mais elle n’a pas réagi…

J’aurais pu rajouter aussi : « Ich mag Sie, sie sind immer salopp »
Ich mag Sie = je vous aime bien, sie sind immer = vous êtes toujours, salopp je vous laisse deviner.

Et j’ai eu ce que je voulais : un sandwich à la dinde avec une sauce douce et un sourire.

Avec ça, si vous n’arrivez pas à draguer !

Les traductions pour les nuls :
Pute, qui se prononce pouteu, c’est de la dinde
süss, c’est doux (comme une sauce douce) par opposition à sauer qui est aigre.
salopp ça veut dire décontracté. Et c’est vrai que ma bouchère est toujours décontractée.